@Neymare, @Axelle
Je rejoins complètement vos points de vue. Toutefois tuer l’ego est une chose bien ambitieuse, et peut aboutir à la création d’un non-ego qui s’auto-persuade. Bouddha disait qu’à un certain point il fallait tuer le bouddha qui apparaissait en soi.
L’ego ne disparaît presque jamais, car quand on croit qu’il a disparu, cela signifie qu’il se manifeste.
Je suis d’accord, je suis pas d’accord, on a des avis sur tout.
L’observation sans jugement et sans complaisance permet de diminuer son pouvoir de tromperie sur nos sens et notre jugement. Les points de repère sont la souffrance, les tensions, les contradictions, la colère, la violence, le mépris, l’amertume, la rancoeur, l’insatisfaction avec les désirs insatiables et la jalousie, etc. Leur justifications et la recherche de causes extérieures le renforcent, la rationalisation de sa propre compréhension le fige comme dans un miroir.
Mais cette acivité qui est la plus concrète du monde, dans le corps même, ne doit pas être trop « prise au sérieux » et plutôt prise de manière ludique et légère, comme une entreprise de découverte d’une terre inconnue. Tout change tout le temps au fur et à mesure de nos pas.
D’un autre côté, la créativité, et la convergence positive émergent dès lors que plusieurs personnes adoptent cette démarche d’attention et d’observation positivement, avec intégrité, simplicité et avec coeur. Il n’st pas nécessaire d’être Bouddha ou Jésus pour commencer à construire, heureisement.
C’est un long chemin qui réclame beaucoup de permanence, car rien n’est jamais gagné. Certains ont connu l’éveil et l’ont perdu, puis l’ont retrouvé. Tous les mots sont des pièges autour desquels l’ego attache sa propre image.
Est-ce l’état d’origine (avant l’ego), ou un autre état qu’il y a au bout du chemin ? Y-a t’il un bout au chemin ? Ce sont des questions d’ego de toute façon. Soyons.
bonne route à vous.