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Commentaire de Elliot

sur La disparition de la Belgique : une bonne nouvelle


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Elliot Elliot 21 juillet 2015 19:55

N’étant pas porté pour les spéculations a posteriori, je me garderais bien de refaire la première guerre mondiale ( ou la seconde d’ailleurs ) en fonction de l’appartenance géographique de la Wallonie à la France.
Il n’en reste pas moins que naturellement la Wallonie est un morceau de France en dehors des frontières d’icelle.
Qualifier la Belgique d’état tampon est peut-être un peu dévalorisant mais c’est un fait plus avéré que les territoires furent d’abord rétrocédés aux Pays-Bas pour punir la France de l’épopée napoléonienne.

La sanction fut à la mesure de l’effroi.

Maintenant la révolution belge de 1830 fut essentiellement francophone, qu’elle émanât de résistances plus populaires - encore que limitées - venues du Sud wallon ou fût soutenue par la bourgeoisie francophone ( du nord comme du sud ) et à son usage et profit exclusifs.

Le français fut longtemps la seule langue officielle et c’est sans doute en raison de la pusillanimité des gouvernants qu’il ne s’imposât sur l’ensemble du territoire.

Les choses étant ce qu’elles sont, l’absence de vision de ceux qui furent en charge de ce royaume artificiel et leur incompétence n’ont pas abouti à unifier linguistiquement le pays.

Longtemps dominés, moqués et méprisés, les Flamands ont réussi à prendre le dessus sur des Francophones imbus d’une supériorité qui s’avéra bien vite de carton et qui sont aujourd’hui non seulement minoritaires d’un point de vue démographique mais également dépendants d’un bon vouloir flamand de plus en plus cher payé.

Il n’est pas faux de prétendre que les Wallons, formatés dès la prime enfance à chanter les mérites du royaume et conditionnés à une mentalité d’assistés perpétuels par un parti socialiste décadent et d’ailleurs en perte de vitesse dès lors qu’il n’est plus à même de distribuer prébendes et emplois de complaisance, ne sont pas nombreux à souhaiter le rattachement à la mère patrie.

Les Francophones sont en fait les derniers soutiens d’un royaume déliquescent qui va s’effondrer - dans un an ou dans dix ou vingt, qu’importe la durée à l’échelle de l’histoire - ils y tiennent comme le pendu tient à sa corde.

 Mais un jour quand la Flandre rompra les amarres, se posera la question du retour à la mère patrie ou ou de l’aventure consistant à confier son avenir à des gens qui n’ont fait d’autres preuves que celles de leur incompétence et de leur vénalité.


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