Le sceau du secret sur la naissance des armes nucléaires
reste malheureusement bien présent (une chape de plomb diraient certains
facétieux).
Dès la fin des années ‘1930, la course à l’arme nucléaire
s’est généralisée au sein des Etats les plus avancés technologiquement.
France – Allemagne – Etats-Unis – Italie – Japon –
Grande-Bretagne.
En 1939, c’est la France qui était à la pointe de la
recherche ; cette année, Frédéric Joliot-Curie a déposé un brevet
concernant un « explosif nucléaire » ; sans la guerre, c’est
peut-être la France qui aurait été l’inventeur de « La Bombe ».
Au même moment, les Allemands entamaient des recherches
fructueuses mais gâchées par les méthodes inadaptées des services de la SS
chargés de la supervision : dispersion des bureaux d’études et d’essais,
lourde bureaucratie handicapante, obsession maladive du secret, éviction de
certains chercheurs doués sous prétexte xénophobe, etc… (Les Américains, au
contraire, ont regroupé leurs forces au sein du projet « Manhattan »,
avec juste une fixette anti-communiste).
En 1943, les Soviétiques réclamaient déjà aux Américains de
l’uranium (Steven J. Zaloga, The Kremlin Nuclear Sword, 2002, toujours inédit
en langue française depuis 13 ans, les Français n’ont pas besoin de savoir tout
ça…).
Très tôt, les Allemands ont enrichi de l’uranium, issu des
mines tchécoslovaques.
Mais le processus d’élaboration de l’arme a été lent compte
tenu des perturbations causés par les bombardements alliés.
Les Japonais étaient aussi dans la course et leur réacteur
basé à Hungnanm (actuellement Corée du Nord) fut démonté par les Soviétiques
qui récupérèrent ainsi de précieuses informations sur la technologie de fission
nucléaire.