POUR LES TOSCAN en Italie la magnifique cohabitation !
Cuneo : loups et parcs imposés à la montagne de façon autoritaire
Une
tête de loup coupée et sanglante à été attachée à un panneau
d’information de l’ex communauté de montagne de la haute vallée du
Tanaro au bord de la route nationale du Col di Nava à Ormea, seule
commune favorable à l’agrandissement du Parc (parce que son maire PD,
comme le conseil régional, espère le siège de président). Il s’agit
d’une forme dure de protestation sociale, celle qui, en Toscane, a
permis de secouer (un peu, tout au moins) les politiques et les
organisations syndicales indifférents aux dommages gravissimes subis par
le pastoralisme. Une protestation compréhensible (s’il ne s’agit pas
d’une mise en scène pour favoriser l’approbation de la nouvelle loi sur
les supers parcs), mais qui fournit des alibis à l’éco-pouvoir, aux
puissants lobbies du rewilding. Toujours est-il que les formes de
protestation des éleveurs et bergers français sont préférables.
Les Toscan n’y croient pas :
Le fait que, 48 heures après la
découverte de cette tête, la loi régionale sur les zones protégées
contestée par toutes les municipalités soit passée et que cela ait
permis à certains de se glisser dans la rhétorique du « en avant toute,
ne nous laissons pas intimider » ouvre de nombreuses questions.
S’agit-il d’un acte spontané ou piloté ?
Qu’elle soit « naturelle » ou
« assistée » c’est ici, dans le Parc du Mercantour (dont on voudrait
faire, avec le nouveau parc du versant italien, un énorme parc
transfrontalier), que s’est développée la stratégie qui a permis le
retour du loup dans la moitié de la France aujourd’hui (dans des
circonstances de toute manière ambiguës puisqu’on a gardé pendant un
temps le secret sur la présence des loups).