@clément dousset
Désolé, cette pixelisation « technocentrée » n’est pas légitimée par l’existence de la rétinotopie.
Quant au mouvement, il n’est pas une abstraction, il est même à la base de la perception. Si vous empêchez les saccades de l’oeil, la vision disparaît. C’est lui qui est le plus important dans la vision (pour la survie). C’est avec lui qu’il faut commencer. Le reste, c’est presque du détail et il ne faut pas s’y noyer.
"Qu’il y ait là, donc avant la sensation, une forme d’intégration, c’est
tout à fait possible, c’est même quasiment certain. Mais cette
intégration reste inconsciente. Ce n’est pas elle en tout cas qui
produit la conscience visuelle, l’image qu’on voit pour parler
simplement...
«
L’image qu’on voit, comme vous dites, est complètement dépendante de cette intégration a priori que constitue l’attente perceptive. Et ce, à un degré tel que Taine pouvait, avec raison, affirmer un siècle avant les travaux de Maturana et Varela que »la perception est une hallucination vraie« .
Si vous faites passer un crayon par exemple à cheval sur la tache aveugle, là où il ne peut y avoir de vision parce qu’il n’y a pas de récepteurs, vous »voyez« néanmoins votre crayon en parfaite continuité entre les deux morceaux qui sont eux dans des zones réceptives. Ce bout de crayon qui fait la jonction, il est proprement »halluciné« . Et c’est une hallucination »vraie« . Vous pouvez toujours courir pour trouver ici des pixels et des colonnes, etc. C’est à partir d’une représentation de l’objet, de sa forme et des contraintes anticipées que la perception est »construite". Pas de pixel ici. ça serait plus proche du dessin vectoriel qui lui (pour ce que j’en devine) est centré sur la forme.
Bref, il fera chaud quand l’atomisation inhérente à la pensée neuronale pourra expliquer ce sommet de l’intégration qu’est la conscience !