Bonjour,
Si seulement nous avions eu une réforme qui aboutissait à des euro-régions, au démantèlement de l’État, et au fédéralisme... Nous en sommes bien loin.
Un effort de mutualisation des « fonctions supports des administrations de l’État » devra également être conduit : effectivement, l’État est très centré sur l’économie de ses moyens et c’est ce qui reste principalement du projet quand on arrive à l’aboutissement de la réforme territoriale. J’observe cependant que les services de l’État continue à invoquer à tort et à travers la mutualisation quand il ne s’agit nullement de cela mais de redéploiement. Tout ça parce que le mot redéploiement n’emballe pas dans les rangs des administrations, pourtant le nouveau mot ne trompe personne. Cette utilisation a juste un travers, dont les services de l’État se contrefichent, c’est qu’elle pollue la compréhension du terme pour les collectivités locales qui, elles, auraient légitimement à développer de la mutualisation comme une méthode alternative, pour ne pas dire contraire, au transfert de compétence. J’en parle au conditionnel tellement le concept de mutualisme semble poser un problème de compréhension. Voici cependant quelques repères sur le sujet :
Le mutualisme fait partie intégrante d’une idéologie de l’entraide
et de la solidarité qui s’oppose à la concentration des pouvoirs
d’une part et au contrôle des objectifs par le propriétaire des
moyens d’autre part. C’est donc un chemin différent du collectivisme
centralisé, étatique par exemple, et de l’appropriation privée,
capitaliste notamment. Le mutualisme accepte la concentration des
moyens, pas la centralisation des objectifs.