Le « si », marque de l’hypothèse, me semble superflu
: la pseudo révolution ukrainienne n’a été rendue possible que parce que l’OTAN
était à la manœuvre en finançant l’activité d’agitateurs sans d’ailleurs
beaucoup se préoccuper de leur pedigree, comme cela fut aussi le cas en Syrie
où les complaisances pour Al Qaida n’ont même pas fait l’objet d’hypocrites
tractations.
Il ne faut pas oublier que l’OTAN s’est déja élargi à la
Pologne et aux pays baltes bien que la promesse fût faite in ipso tempore à Gorbatchev qu’il
n’en serait rien.
En outre, Poutine a été roulé dans la farine avec
l’affaire libyenne où la protection arguée de la population de Benghazi (
aujourd’hui aux mains des islamistes ) a servi de prétexte à la chute du régime
et à l’assassinat de Kadhafi, une
divine surprise de la providence ? pour celui qui est toujours soupçonné
d’avoir bénéficié de ses largesses pour financer son élection à la présidence.
L’OTAN en sera peut-être finalement pour ses frais avec
l’Ukraine dont la situation économique prend un tour dramatique et les
manifestations de nationalisme chauvin risquent d’être insuffisantes pour
maintenir le couvercle sur la marmite des mécontentements sociaux.
Pour donner le change de sa position fragilisée, Porochenko
en est réduit à montrer les biscoteaux et à interdire à l’aviation russe le
survol de son territoire ( à mon avis elle ne s’y aventurait plus et cet espace
ne me semble pas non plus d’une importance capitale pour les lignes aériennes
russes ) avant de devoir probablement se « sacrifier » sur l’autel de
la réalpolitik. Poutine a pris les Occidentaux de court en Syrie où il fait la
preuve de sa détermination et il ouvre une porte de sortie ( sans l’OTAN ) à
l’Ukraine.
Les jours de Porochenko au pouvoir sont comptés et l’appui des nazis
locaux risque de lui être de peu de secours quand il sera confronté à l’ire
populaire.