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Commentaire de Elliot

sur Ukraine : et si le problème numéro 1 s'appelait l'OTAN ?


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Elliot Elliot 13 octobre 2015 14:22

Le « si », marque de l’hypothèse, me semble superflu  : la pseudo révolution ukrainienne n’a été rendue possible que parce que l’OTAN était à la manœuvre en finançant l’activité d’agitateurs sans d’ailleurs beaucoup se préoccuper de leur pedigree, comme cela fut aussi le cas en Syrie où les complaisances pour Al Qaida n’ont même pas fait l’objet d’hypocrites tractations.

Il ne faut pas oublier que l’OTAN s’est déja élargi à la Pologne et aux pays baltes bien que la promesse fût faite in ipso tempore à Gorbatchev qu’il n’en serait rien.

En outre, Poutine a été roulé dans la farine avec l’affaire libyenne où la protection arguée de la population de Benghazi ( aujourd’hui aux mains des islamistes ) a servi de prétexte à la chute du régime et à l’assassinat de Kadhafi, une divine surprise de la providence ? pour celui qui est toujours soupçonné d’avoir bénéficié de ses largesses pour financer son élection à la présidence.

L’OTAN en sera peut-être finalement pour ses frais avec l’Ukraine dont la situation économique prend un tour dramatique et les manifestations de nationalisme chauvin risquent d’être insuffisantes pour maintenir le couvercle sur la marmite des mécontentements sociaux.

Pour donner le change de sa position fragilisée, Porochenko en est réduit à montrer les biscoteaux et à interdire à l’aviation russe le survol de son territoire ( à mon avis elle ne s’y aventurait plus et cet espace ne me semble pas non plus d’une importance capitale pour les lignes aériennes russes ) avant de devoir probablement se « sacrifier » sur l’autel de la réalpolitik. Poutine a pris les Occidentaux de court en Syrie où il fait la preuve de sa détermination et il ouvre une porte de sortie ( sans l’OTAN ) à l’Ukraine. 

Les jours de Porochenko au pouvoir sont comptés et l’appui des nazis locaux risque de lui être de peu de secours quand il sera confronté à l’ire populaire.


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