@damocles
Bien sûr vous avez raison, mes excuses aux basques, leur langue restant d’origine mystérieuse, il me semble. Ce mépris attaché à la langue, cette volonté d’en faire un objet de répulsion et une sorte de barbarisme honteux, n’est sûrement pas exclusif qu’à la Bretagne. Les gens qui la prônaient ne partaient pourtant pas de mauvaises intentions. Pour eux il était évident, mis à part quelques militants éclairés qui étaient taxés de passéistes, que la vieille langue devait être liquidé. Il est vrai que ceux qui ne maîtrisaient pas le français, la langue des clercs, devenaient exploitables ; incapables de défendre leurs intérêts auprès des homme de lois par exemple.
Beaucoup pensent que cela était un fait de colonisation, limité à l’outre mer, mais cette rigidité et cette intolérance s’est bien mise en place et a d’abord était expérimenté d’abord dans nos provinces.
Les romains n’ont surement pas procédé autrement, à l’époque des gaules...Les gaulois honteux de leur langue l’ont oublié. Sauf en Bretagne, pays peu romanisé, et qui échappera même au grand empire de Charlemagne. Bien peu de conquérants se sont risqués dans ce pays, difficile d’accès, sans court d’eau important, et qui est un cul de sac Pour cette raison,, il restera longtemps autonome et verra de plus sa langue celtique renforcée aux sixième siècle, par l’arrivée massive de migrants gallois fuyant les saxons. On estime que pas loin de 500 000 immigrèrent en Bretagne, à peu près le tiers donc de la population. Ce n’est pas pour autant que la Bretagne était un pays fermé, puisque maritime. La mer restera sa grande chance, et le seizième siècle est considéré comme l’age d’or breton.