33 000 morts l’année dernière, 33 000 victimes d’attentats terroristes, un peu partout dans le monde.
Vous n’avez pas versé une larme. Vous n’avez même pas eu la motivation de regarder l’article dénombrant les 132 enfants tués dans un lycée de
Peshawar le 16 décembre dernier, de toute façon « c’est le bordel là bas, qu’ils crèvent ».
Vous n’avez suivi que de loin ce qui se passait en Syrie. Les 250 000 morts, les tortures, les attaques chimiques contre les populations civiles ? Pas votre problème.
Et là, pour la seule raison que ça s’est passé en France, c’est des larmes, des réflexions plus ou moins profondes, des manifestations de soutiens, de l’émotion.
Comme si notre vie valaient mieux que le reste du monde. Comme si un français valait mieux que 10 000 erythéens.
C’est à gerber.
Oui, ce qui s’est passé à Paris est terrible. Oui, les familles des victimes éprouvent beaucoup de souffrance. Oui, nous devons luter contre le fléau du terrorisme, éliminer autant que faire se peut ces événements tragiques.
Bon par contre, il y a bien pire ailleurs, tous les jours. Et je n’ai pas plus d’affinités pour un parisien que pour un somalien. De toute façon, c’est un inconnu parmi les 7 milliards d’humains, que je n’aurais de toute façon jamais rencontré.
Alors, non, je ne soutiens pas Paris, non, je ne condamne pas spécialement le terrorisme islamiste. On doit luter contre tous les terrorismes, et à défaut vivre avec. On vit dans un monde violent, c’est comme ça.
L’anecdote (car cela en est une) du micro attentat de Paris (ça représente moins de 0,06% des morts en Syrie, autant dire que dalle si on a un esprit un minimum critique), j’en n’ai rien à battre. Ca ne me touche pas du tout.