Contradiction par rapport au titre de ces 3 articles :
« comment le web peut reconfigurer (ou non) notre civilisation »
Selon cet article, le sujet appelé à ’reconfigurer’ n’est pas ’le web’, mais plutôt :
-’les citoyens actifs’, (i.e. : ’une infime minorité’), ’ces minorités insatisfaites et « éveillées »’, ’certaines de ces communautés [qui] peuvent réorienter une société’, des comités de citoyens (’On attend que des comités de citoyens s’organisent »’), une ’micro-résistance’ visant à inverser notre rapport [supposé] aux technologies ...
Autrement dit, alors que le lecteur aurait pu espérer une interrogation approfondie sur la nature du web, sur les atouts potentiels de la technique pour servir (plutôt que de ’reconfigurer’ !) notre civilisation, il n’était en fait question ici que de se défier a priori, de ce nouveau danger prométhéen !
Quid, alors du colossal effort déjà accompli et toujours en cours, pour donner vie à ces millions ou milliards de lignes de code informatique qui nous permettent entre autres, d’échanger ici ? - Balayé par ce jugement sans procès (’procès d’intention’ ?) à l’emporte-pièces : ce ne serait que le fruit de technophiles un peu naïfs ?
Pourtant un Roger Martin du Gard nous avait légué ces mots :
’ Les deux types de révolutionnaires : les apôtres et les techniciens.’
Inutile à méditer ici ?