Il y’ a aussi une distinction à faire entre la philosophie
politique et les systèmes de représentations. Lorsqu’ on lit les historiens de
la Grèce antique comme Thucydide par exemple, on se rend bien compte que les
Grecs avaient une représentation du monde bien différente de celle de la philosophie de Platon. Leur représentation du monde , différentes
suivant les lieux ( l‘ Athénien et le Spartiate n’ avait pas la même
représentation du monde , c’ est l’ une des causes de a guerre qu’ ils se sont
livrés ) , ils ne la devaient pas exclusivement aux philosophes ( même si la
philosophie a sans doute influé dessus , mais à mon avis , il ne faut pas trop
fantasme) .
Je pense que c’est également le cas aujourd’hui : ce n’est
pas Marx, Machiavel, ou Adam Smith qui ont structuré la représentation du monde
de nos contemporains.
Les systèmes idéologiques sont des munitions que l’on
dénature et utilise en fonction de ses intérêts.
Je suis donc d’ accord avec ceci : « l’idéologie et la philosophie (pour ne pas dire
la religion) ne sont que des accessoires et des prétextes (…)n’y a que des
philosophes pour imaginer que la philosophie politique, c’est-à-dire d’autres
intellectuels, ont une semblable influence sur le monde. »
La question qui se pose est
la suivante : d’ ou viennent nos représentations du monde ? Qu’est ce
qui les modifie ? Est-ce la société qui découle de nos paradigmes ou au contraire
nos paradigmes qui découlent de la société ? C’est indétricotabe, comme la
question de qui précède qui entre l’œuf et la poule.
La représentation du monde n’est
évidemment pas à négliger dans l‘ analyse de l’ ordre social comme c’ est
précisé ici : « Or,
l’étude des communautés primitives nous apprend qu’elles tenaient leur harmonie
de principes supérieurs, supérieurs parce que spirituels ».