@Alban Dousset
En fait, il existe plusieurs stades de « primitivité », si je puis dire, les sociétés dont vous parlez sont en réalité déjà bien plus évoluée que celles des chasseurs ceuilleurs nomades. La véritable rupture se fait avec la sédentarisation.
Le nomadisme est certes un mode de vie mais aussi de pensée qui induit une représentation autre du monde. On constate d’ailleurs que la sédentarisation coïncide avec l’émergence des représentations humaines et des religions : les chasseurs ceuilleurs nomades se pensent comme une espèce animale parmi d’autres, alors que le sédentaire se pense distinct du reste du vivant, d’où la multiplication des représentations humaines sous forme de statuette ou de signes gravés, la religion débutera comme un système explicatif à sa création.
Le chasseur ceuilleurs nomade ne possède pas de territoire, l’exclusivité d’usage de territoire n’existe donc pas. La guerre pouvait exister de façon très ponctuelle mais c’était une rareté car il n’y avait aucune raison de la faire ( la densité demographique était très basse et les ressources naturelles immense pour un si petit nombre d’hommes).
Cela ne signifie pas que les conflits n’existaient pas ou que la volonté de puissance était inexistante mais ces éléments n’étaient simplement pas au coeur des relations sociales.
Le système de représentation est un des éléments clés pour comprendre le mode de vie des plus primitifs, cad les chasseurs ceuilleurs nomades, les sédentaires, aussi primitifs soient ils sont déjà dans un autre monde... dans notre monde !