@pissefroid
Il y a mille manières d’adapter la société à l’écologie, ce qui laisse libre la discussion sur les moyens à mettre en œuvre. Mais je ne comprends pas que l’on puisse supposer que l’homme n’a pas sa part de responsabilité dans les divers désastres environnementaux que l’on relève quotidiennement aux quatre coins du monde.
Je considère les climato-sceptiques néfastes parce qu’ils brident les efforts de nombreux citoyens pour le combats contre la pollution environnementale. Je ne vois pas quel intérêt on peut avoir passer son temps à essayer de décrédibiliser l’idée que le CO2 n’est pas si polluant, que l’agriculture telle que nous la pratiquons n’est pas si dévastatrice que cela, que l’activité industrielle et urbaine n’est pas vraiment responsable de la destruction de la faune et la flore marine, et j’en passe. Continuer de bloquer le curseur de la discussion au niveau de la question « sommes nous vraiment responsable ? » freine la progression vers des questions plus urgentes comme « comment changer notre modèle énergétique ou agricole pour minimiser l’impact sur l’environnement et le réchauffement climatique ».
Les données scientifiques du Giec sont probablement critiquables, mais toute méthode est critiquable puisque par nature imparfaite. L’histoire d’une cible universelle de 2°C de réchauffement est scientifiquement et politiquement critiquable également, mais doit-on continuer de tergiverser sur des histoires de méthode scientifique avec comme conséquence de ralentir la lutte contre le réchauffement climatique ? L’année 2015 est la plus chaude de l’histoire de la climatologie, ça ne suffit pas ? Pour ma part, l’époque de la prise de conscience est révolue, nous sommes entré dans une époque d’action, de recherche de solution. Si vous n’avez pas le courage de changer d’époque, éviter d’empêcher les autres de le faire.