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Commentaire de Nicole CHEVERNEY

sur Le livre de Christiane Taubira : le métier d'écrivain ne s'improvise pas !


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Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 3 février 2016 20:05

Généralement, les femmes et les hommes politiques les plus en vue, ( je laisse le bénéfice du doute aux autres anonymes), ont des journées bien remplies et un emploi du temps de galérien !
Ils peuvent, les pauvres, passer beaucoup de temps à babiller sur les plateaux télé, rendons-leur cette grâce ! 
Assister accessoirement à moultes commissions, lorsque l’envie pressante les prend, de se rendre aux assemblées plénières à l’Assemblée Nationale et se jeter voracement sur les bancs moelleux de velours de cette non moins digne Assemblée et y faire une petite sieste,
 ou au Sénat après des petits gueuletons savoureux de « Chez Jeanne » ou « Chez Françoise », ou assister à « des petits soupers fins » comme au temps du Régent, dans les cocktails mondains, suivis de concerts, de spectacles de bienfaisance, devant les caméras s’il vous plaît !
 Aller se faire bronzer le portrait parce qu’il faut toujours avoir l’air en bonne santé, donc hâlé,ensuite se faire manucurer, épiler, coiffer, parfumer comme les bichons de l’Impératrice, et pour les messieurs coquets aller essayer leurs costumes chez Harold’s ou autre grand faiseur de la perfide Albion, un petit aller retour Paris-Londres dans la journée, avec un crochet chez Cameron pour le tea-time, passer chez la City, ça peut toujours servir, re-passage chez Sainte-Téloche pour un petit briefing avec les journaleux, histoire de se raconter de bonnes blagues. Pour les dames coquettes défilés chez les grands couturiers, cela bas d’soie !

Mais l’heure passe voyons et ces dames et ces messieurs ont l’impression de n’avoir pas rempli correctement leur journée. Un petit meeting par ci, un petit passage chez les gueux, histoire de faire ceux qui peuvent mais ne peuvent rien ! Faire ceux qui se pencheront sur le pauvre et lui tapoter l’épaule dans un air de contrition bien oint par la fonction sacerdotale de la politique professionnelle.

Passage dans les bureaux lambrissés, où une armada de larbins et de larbines les précèdent. C’est que ces messieurs galériens ne sauraient attendre ! Ils dictent par ci-, par là, des mini-courriers, en lisent parfois, et les ordres fusent, des verbatim, des rapports, des synthèses, etc... Et tout ce joli petit monde ira clopin-clopant, harassé, rappliquer à Bruxelles pour finasser avec les commissions et les lobbys qui les attendent de pied ferme !

Mais ce travail de galérien a des compensations tout de même : des vacances !
Partout dans le monde, de préférences dans certaines Îles, on n’a toujours pas compris pourquoi cette préférence iliene !
Ils paraît qu’ils s’y jettent littéralement dans ces paradis...
Pour les amateurs de sensations fortes, il existe des destinations ludiques où se disputent âprement l’attrait de la découverte archéologique et de la turlute !

Et encore dans cet emploi du temps chargé, n’ai-je pas parlé des chasses à courre, des matches de tennis à Wimbledon, des grandes finales européennes de football ! Et là ! le plaisir absolu de se frotter au petit peuple, à l’abri et bien à l’écart dans les loges officielles. Mais pas seulement... Opéra, Grands concerts philharmoniques, etc...

Mais comme cela n’est jamais fini, la vie de galérien d’une femme ou d’un homme politique, on prendra bien cinq minutes entre deux avions, trois TGV, deux séances de maquillage chez TF1, pour promotionner « son » dernier chef-d’œuvre de littérature : un livre, un énième pour raconter au bon peuple combien l’on souffre dans cette fonction politique si tyrannique, avec tous ces électeurs qui les détestent, non mais voyez-vous ça, ce manque de reconnaissance ! Cette ingratitude !

 
 


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