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Le livre de Christiane Taubira : le métier d’écrivain ne s’improvise pas !

LE LIVRE DE CHRISTIANE TAUBIRA :

 

LE METIER D'ECRIVAIN, CONTRAIREMENT A CELUI DE POLITICIEN, NE S'IMPROVISE PAS !

 

Il y a des ministres qui, décidément, ne manquent pas d'air, même si leurs convictions idéologiques, si ce n'est leur courage moral, ne peuvent certes pas être remises en question. C'est le cas, ces jours-ci, de Christiane Taubira qui, cinq jours seulement après avoir démissionné du Ministère de la Justice, où elle officia pendant trois ans et demi, du 16 mai 2012 au 27 janvier 2016, sort un livre, « Murmures à la Jeunesse  », qu'elle a donc écrit dans le plus secret, et surtout à très vive allure, sinon en toute hâte, sans en avoir apparemment jamais parlé, de surcroît, à ses deux mentors en politique : Manuel Valls, son ex chef au sein du Gouvernement, et, surtout, François Hollande, président de la République, auquel, sans craindre de devoir affronter là quelque évidente contradiction pour le sens commun, elle se dit par ailleurs, le plus sérieusement du monde, restée « fidèle ».

 

FIDELITE OU TRAHISON ?

On admirera certes là le tour de force sémantique et, bien plus encore, la grande élégance morale : surprendre de manière aussi inattendue que tonitruante, fût-ce en murmurant à l'oreille des jeunes, ceux qui l'on créée en politique, a quelques relents, sinon de lâcheté, du moins de trahison. Cracher dans la soupe, fût-elle en l'occurrence « socialiste », où on a si longtemps trempé sa langue, fût-ce en y avalant parfois des couleuvres, n'est guère, en effet, du meilleur goût !

Les prétendues icônes, pour paraphraser à ce sujet le cher Jean-François Kahn dans le quotidien belge « Le Soir » (http://pdf.lesoir.be/leSoirPlus/anonyme.php?backurl=http%3A//plus.lesoir.be/23823/article/2016-02-01/le-cas-taubira-quand-la-haine-cree-licone), peuvent-elles donc tout se permettre, y compris de planter des couteaux dans le dos de leurs anciens amis, alliés ou complices ? Il est vrai que le sens de l'honneur n'est plus, en ces temps maussades, ce qu'il était : la liberté n'exclut pas la probité, ni la fidélité à soi le respect des autres.

Tout, décidément, fout le camp ! Et pas seulement le sens de l'éthique : le sens de la précision des idées aussi. Consolons-nous : l'opportunisme, lui, reste bien ancré, à n'en pas douter, dans les mœurs !

 

EN QUÊTE DE SENS : BREL N'EST PAS FERRAT

Ainsi, encore, de la brave Christiane Taubira, qui, dans ce livre écrit donc plus vite que son ombre, confond le grand Jacques Brel, ou plus exactement une de ses plus belles et célèbres chansons - La Quête, extraite de la comédie musicale L'Homme de la Mancha, d'après le Don Quichotte de Cervantès -, avec le non moins admirable Jean Ferrat (http://www.lexpress.fr/culture/livre/christiane-taubira-confond-brel-et-ferrat-dans-son-livre_1759502.html). Je la cite donc ici volontiers, même si sa phrase se pare, en cette triste circonstance, d'une envolée à ce point grandiloquente que, lamentablement dépourvue ainsi du lyrisme escompté, le ridicule y frise fatalement, malgré les bons sentiments qui y sont affichés, et dont personne ne doute de la sincérité bien évidemment, le pathétique : « Que sait-on des ailes que donne l'ivresse de l'autre si l'on n'a pas pris la leçon de Jean Ferrat se perdant dans La Quête jusqu'à la déchirure ? » En quête de sens, et surtout du bon sens, oui !

Au secours : Rimbaud, Baudelaire, Saint-John Perse, Paul Valéry et autre René Char, revenez ! En matière de poésie, Taubira, effectivement, ferait mieux de prendre des leçons, et pas seulement chez Brel ou Ferrat. Jean-François Kahn, qui, c'est bien connu, en connaît un bout sur l'histoire de la chanson française, ne manquera certes pas l'occasion, à cet inepte propos, de lui faire gentiment remarquer sa colossale bévue. Et dire que Vals et Hollande la pressentaient comme possible Ministre de la Culture dans un futur gouvernement remanié !

Morale de cette confondante histoire ? Voilà ce qui arrive quand, en plus de trahir ses amis, on se pique d'écrire des livres (et pas nécessairement à deux balles) à toute vitesse chez un éditeur de seconde zone (que n'est bien sûr pas Philippe Rey).

De même, en ce qui concerne le trop facile « name dropping  », dont Taubira semble être également une championne, a-t-on du mal à imaginer, même pour un esprit doté d'une grande mobilité intellectuelle, le lien logique pouvant exister, par exemple, entre l'ex-barbie Jane Fonda et le très rationnel, sinon austère, Descartes. Un inaudible, incompréhensible brouhaha nominaliste.

Ah, ces politicards qui, lorsque la politique leur fait défaut, se trouvent soudain des vocations d'écrivain ! Ils oublient une chose essentielle : c'est que le métier d'écrivain, qui demande patience, humilité, abnégation, rigueur et sérieux, ne s'improvise pas, contrairement à celui de politicien.

 

BOTUL ET BHL

Notons que, en matière de citation approximative, si ce n'est carrément d'erreurs littéraires ou de bourdes philosophiques, on a déjà fait mieux, et chez de bien plus sérieux éditeurs. Je me souviens, en particulier, d'un certain Bernard-Henri Lévy qui, dans un livre bizarrement intitulé De la guerre en philosophie, publié chez Grasset, maison germanopratine s'il en est, avait réellement cru que le fantaisiste Botul, personnage inventé de toutes pièces par le satirique mais compétent Frédéric Pagès (alors stipendié par « Le Canard Enchaîné »), était un personnage réel, éminent et historique penseur critique de Kant. Son éditeur, Jean-Paul Enthoven, n'avait pas, à l'évidence, revu sa (mauvaise) copie malgré l'énormité de cette bêtise, scrupuleusement consignée depuis, et à jamais désormais, dans les annales de la loufoquerie éditoriale !

Cette « boulette atomique qui soulève pas mal de questions sur les méthodes de travail béhachéliennes », c'est Aude Lancelin qui, dans un article subtilement intitulé BHL en flagrant délire, publié par le site littéraire du « Nouvel Observateur » du 8 février 2010 (http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20100208.BIB4886/bhl-en-flagrant-delire-l-039-affaire-botul.html), l'avait fort intelligemment mise à jour, faisant dès lors pouffer de rire l'intelligentsia française, et un peu internationale aussi, tout entière.

Conclusion : Christiane Taubira, par son inénarrable, quoique tragique, art de confondre Brel et Ferrat, pourtant monstres sacrés de la chanson française et même insignes figures du patrimoine culturel national, serait-elle donc devenue subitement, par quelque inconsciente contamination botulienne, la BHL de la politique ?

 

DANIEL SALVATORE SCHIFFER

 

Philosophe, auteur, notamment, de « Critique de la déraison pure - La faillite intellectuelle des 'nouveaux philosophes' et de leurs épigones  » (François Bourin Éditeur), « Oscar Wilde - Splendeur et misère d'un dandy » (Éd. de La Martinière), « Lord Byron  » (Gallimard-Folio Biographies), « Le clair-obscur de la conscience - L'union de l'âme et du corps selon Descartes  » (Académie Royale de Belgique), « Le Testament du Kosovo - Journal de guerre  » (Éditions du Rocher). A paraître : David Bowie, le dandy absolu.


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37 réactions à cet article    


  • ZenZoe ZenZoe 3 février 2016 16:34

    Qui n’a jamais fait une bourde ? Qui ?
    Elle s’est plantée entre Brel et Ferrat, et alors ? Ils sont morts tous les deux et ils s’en fichent. Les autres auront rectifié d’eux-mêmes. Pas de quoi en faire un pataquès et encore moins un article.
    Vous voulez que je vous dise ? L’auteur est jaloux. C’est LUI, LUI le véritable écrivain, LUI qui n’aurait jamais fait une telle bévue, et pourtant c’est de Taubira dont tout le monde parle. Le monde est trop dur pour les érudits, vraiment !


    • Daniel Salvatore Schiffer Daniel Salvatore Schiffer 3 février 2016 16:50

      @ZenZoe


      Il est vrai que le fait que tout le monde en parle en fait un écrivain, et un écrivain de qualité : le troupeau a toujours raison, n’est-ce pas ?

      J’ai, pour me consoler, le fait que les vrais écrivains, les grands artistes et les génies, ont rarement été lus ou compris de leur vivant.

      Verlaine, de son vivant, a vendu « Sagesse » à 7 exemplaires, en tout et pour tout. Nietzsche est mort dans la solitude et l’incompréhension. Baudelaire, à Bruxelles, faisait des conférences devant trois personnes. Mozart n’avais même pas d’argent pour se payer un cercueil. Wilde est mort dans l’anonymat et la misère la plus noire, etc. etc. Mais, eux, sont néanmoins éternels, au panthéon de l’art et de la littérature.

      Je vous laisse donc à cet immense écrivain qu’est Christiane Taubira, ainsi qu’à son idole, qui a interprété « Barbarella », inoubliable « chef d’oeuvre », comme chacun sait, du 7ème art.

      DSS

    • Le421... Refuznik !! Le421 3 février 2016 19:10

      @Daniel Salvatore Schiffer
      La différence entre elle et Sarkozy, c’est que Amazon ne vous suggèrera pas d’acheter son bouquin.
      Remarquez que même si ils filaient du pognon avec... Vous m’avez compris !!

      http://www.lepoint.fr/politique/nicolas-sarkozy-son-livre-deja-en-tete-des-preventes-sur-amazon-22-01-2016-2011819_20.php


    • ZenZoe ZenZoe 4 février 2016 10:42

      @Daniel Salvatore Schiffer
      Ah, vous qui ne répondez jamais, vous le faites aujourd’hui. J’ai du taper dans le mille alors smiley

      Sinon, où avez-vous vu que j’assimile Mme Taubira à un grand écrivain ?
      Nulle part. J’ai simplement dit qu’on parlait beaucoup d’elle - et que tout le monde fait des bourdes.

      Pour autant, figurez-vous que je pense comme vous. On donne trop de couverture médiatique à des ouvrages qui n’en valent pas la peine. Le commerce, mon bon monsieur, le commerce.


    • Richard Schneider Richard Schneider 3 février 2016 17:28

      Papier sans complaisance. Il a le mérite de remettre un peu les pendules à l’heure.

      Qui a créée cette icône ? Les médias ! Encore hier soir, chez Calvi, les « intervenants » étaient dithyrambiques à propos du « petit » bouquin de Taubira.

      • Elliot Elliot 3 février 2016 17:29

        Comme si une méprise pouvait suffire à dénaturer le propos de Christiane Taubira et à lui dénuer tout talent littéraire !

        Mais où la critique va-t-elle donc se nicher ?

        Apparemment moins dans le style ou la maîtrise de la langue – si l’on excepte le coup de griffe à la possibilité de passages jugés trop lyriques - que dans le fait qu’elle aurait publié un livre jugé inapproprié par un arbitre des élégances.
        Mesurés à cette aune, combien restent-ils de grands écrivains, race d’élite à laquelle elle ne se flatte d’ailleurs pas d’appartenir ?

        Peut-on admettre de la part d’un esprit cultivé comme le sien qui a lu tant de livres et savouré tant de beaux poèmes et chansons que se confondent dans sa mémoire deux ciseleurs de la chanson - également grands dans notre souvenir ? Cela dépend de la personne !

        Pour Madame Taubira le fait de prêter à l’un ce qui est l’œuvre de l’autre vaut apparemment condamnation au tribunal non seulement de l’histoire mais de la culture

        Haro sur l’ex Garde des Sceaux, non seulement elle a « lu tous les livre », ce qui la disqualifie pour occuper un poste de ministre de la culture ( à quoi avons-nous échappé ? )qui doit être idéalement réservé à ceux ou celles qui n’en ont lu aucun, ce qui leur laisse un esprit vierge et en incapacité de se mêler les pinceaux de la mémoire. Moins on connaît et moins on se trompe, c’est bien connu.

        Des esprits moins mesquins pourraient cependant s’enchanter des références littéraires tapies au fond de la mémoire de Christiane Taubira et au fond décréter que ce n’est pas si grave qu’elle attribue à Jean ce qui appartient à Jacques.
        D’autant plus que je doute que Jacques en eût pris ombrage ou se fût manifesté pour encaisser des copyrights.


        • Le421... Refuznik !! Le421 3 février 2016 19:17

          @Elliot
          Il y en a qui vont « se prendre en main » pour se consoler en lisant Sarkozy !!

          Tant qu’à faire être malade, autant l’être pour de bon.
          Et normalement, à la main, pas de risque de transmission du Zika !!  smiley


        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 4 février 2016 10:14

          @Elliot
          "Des esprits moins mesquins pourraient cependant s’enchanter des références littéraires tapies au fond de la mémoire de Christiane Taubira"
          Avec un dictionnaire de citations et une bonne mémoire on peut se forger à bon compte une réputation de personnage cultivé ! Les gens qui aiment citer les auteurs reconnus, on les appelle parfois des cuistres  !


        • Elliot Elliot 4 février 2016 12:22

          @Jean J. MOUROT


          D’aucuns aiment effectivement citer des auteurs, il y eut, surtout à Droite, la grande mode de Chateaubriand et de ses Mémoires d’Outre-tombe qui étaient le livre de chevet d’un certain nombre de personnes dont l’inculture était manifeste ; je ne suis même pas sûr que ceux-là méritent l’appellation de cuistres, tant le terme me semble encore fort élogieux dans leur cas.

          Je ne sais si Madame Taubira peut être suspectée de cuistrerie, tant il est vrai qu’elle évoque aussi moult auteurs loin d’être reconnus - et même pour tout dire à la réputation confidentielle - et qui accèdent à une certaine reconnaissance justement parce qu’elle s’en inspire en les citant.

          Néanmoins, ce dont je suis sûr, c’est que son éloquence et son esprit de répartie manqueront à l’Assemblée Nationale.
          Il est évidemment permis de préférer le gris aux autres couleurs.

          Autre chose : dans la pléthorique production « littéraire » des hommes ( terme générique ) politiques, elle est pour sa part en capacité d’avoir écrit son livre elle-même... 

        • Abou Antoun Abou Antoun 3 février 2016 17:31

          De même, en ce qui concerne le trop facile « name dropping »,
          Qui en français standard se dit simplement ’citation’. Pourquoi parler néo-con quand on a un vrai langage à sa disposition ?


          • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 3 février 2016 18:50

            @Abou Antoun

            Si le barbarisme « name dropping » veut dire citation, merci à vous. Je me demandais bien ce que cela pouvait signifier.

            je regrette que l’auteur, dont j’apprécie les textes et qui, lui, sait manier la langue française, se soit abandonné à ce petit jeu qui consiste à saupoudrer ses phrases de mots anglais, qui n’ont rien à y faire.

            Cordialement.

            Thierry Saladin

          • Abou Antoun Abou Antoun 3 février 2016 19:33

            @Thierry SALADIN
            Voici un copier-coller du site de l’ami ricoxy qui a déclaré aux néo-cons une guerre sans merci. j’essaie avec mes modestes moyens de l’aider.

            Name dropping (anglicisme, prononcer neɪm drɒpɪŋ)  : expression anglo-saxonne sans grand intérêt, et qui signifie ’citation de noms célèbres’. Si au cours d’une conversation de cinq minutes, vous placez cinq Obama, deux Ségolène, un Nespresso, un DSK et demi, trois François Hollande, quatre Kinder Délice, une Angela Merkel, deux Ferrero Rocher et un raton-laveur, vous êtes un fameux name-dropper. Exercice totalement inutile et superficiel, qui montre seulement que vous connaissez ces noms-là. Nicolas Sarkozy s’est ensuite lancé dans un superbe name dropping, façon je côtoie tous les grands de ce monde et tous les grands de ce monde sont prêts à m’aider. Ainsi le chef de l’Etat a-t-il cité Hu Jintao, Angela Merkel, le président Medvedev, Barack Obama ou encore David Cameron. Ou cet autre exemple, plus court : Je vous épargne le name dropping à moins que vous insistiez ; « je vous épargne les noms » serait trop compliqué, et loteur aurait écrit : à moins que vous n’insistiez.

            Étymologie : name, mot anglais signifiant nom, d’une racine indo-européenne ayant donné en grec όνομα (onoma) : nom ; en latin nomen ; en français nom : en russe имя, имени (imia, imeni) : nom ; en espagnol nombre, etc.

            Name-dropper first recorded 1947 (« citateur » première fois attesté en 1947), précise un dictionnaire anglais. Drop, d’une racine germanique signifiant goutte.

            Le dictionnaire Harrap’s de loteur signale que name-dropping veut dire : fait de se vanter de connaître des gens célèbres.


            Bien à vous cordialement.

          • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 3 février 2016 21:26

            @Abou Antoun

            Merci pour ce lien vers un site que je ne connaissais pas. 
            J’utilisais jusqu’à présent le livre Évitez le franglais, parlez le français de Yves Laroche-Claire (coll ; les dicos d’Or chez Albin Michel).

            Cordialement.

            Thierry Saladin

            P.S. : qui est-ce, cet ami ricoxy ?

          • Abou Antoun Abou Antoun 4 février 2016 05:59

            @Thierry SALADIN
            qui est-ce, cet ami ricoxy ?
            Voici sa fiche auteur.
            Voici son formulaire de contact.


          • Le421... Refuznik !! Le421 4 février 2016 08:57

            @Abou Antoun
            Vous avez juste oublié de préciser que utiliser le terme « name-dropping », ben, ça fait tout de suite plus « djeun’s », plus « moi je sais », et cela semble dérisoire ou essentiel, selon que l’on a une mentalité adulte ou CM2...
            Pour moi, les anglicismes utilisés très modérément, ce peut être acceptable.
            Trop, c’est pitoyable...


          • Abou Antoun Abou Antoun 4 février 2016 09:56

            @Le421
            Pour moi, les anglicismes utilisés très modérément, ce peut être acceptable.
            Et pas seulement les anglicismes ! On peut très bien utiliser des termes étrangers n’ayant que des traductions approximatives ou peu fidèles. Le but n’est pas d’interdire l’usage de mots étrangers ce qui est ridicule mais de les utiliser à bon escient et avec les précautions d’usage.
            Tenez un exemple : Prendre quelqu’un en auto-stop au Canada et au USA c’est lui donner un ’lift’ je ne connais pas d’équivalent français. le mot ’open’ a en anglais un sens beaucoup plus vaste que son équivalent français, ainsi parler d’un (tournoi) ’open’ de tennis ne me choque pas, l’usage l’a imposé. Un logiciel ’open-source’ a également été consacré par l’usage, en bon français cela donnerait un logiciel ’dont le code est publiquement accessible’ personne n’utilise cela, et le mot ’libre’ rend très mal la notion. De toutes façons depuis des siècles les langues échangent les mots, le russe a fait beaucoup d’emprunts au français, nous avons pris de l’allemand, de l’espagnol, de l’arabe. Tout cela c’est tout à fait normal.
            Mais ce qui n’est pas correct c’est d’utiliser email (qui existe en français pour désigner un vernis) pour désigner un courriel (notre néologisme est parfait et sonne français).


          • ZenZoe ZenZoe 4 février 2016 10:55

            @Thierry SALADIN
            Name dropping ne veut pas dire citation.
            C’est un concept plus subtil visant à indiquer à son interlocuteur qu’on connait bien telle ou telle personne prestigieuse, soit par une citation, soit par le nom de la personne, dans le but de se faire mousser. L’expression n’a pas vraiment d’équivalent en français. Le dico suggère le « lâcher de nom », que personnellement je trouve grotesque.


          • Abou Antoun Abou Antoun 4 février 2016 11:25

            @ZenZoe
            Name dropping ne veut pas dire citation.
            Si on prend le mot dans son sen s littéraire exclusif. Mais une ’citation’ c’est le fait de citer, et on peut citer un nom, un lieu, etc...


          • petit gibus 3 février 2016 18:50
            @ Shiffer

            Bouuuu !
            C’est pas bô monsieur d’être à ce point jaloux
            de la culture des Ôtres ,

            « 
            J’ai, pour me consoler, le fait que les vrais écrivains, les grands artistes et les génies, ont rarement été lus ou compris de leur vivant. »
            Peut être bien que vous aussi sous terre la gloire vous rattrapera smiley

            • Daniel Salvatore Schiffer Daniel Salvatore Schiffer 4 février 2016 11:38

              @petit gibus

              Jaloux de quoi ? D’un petit livre, écrit à la « va-vite » et publié chez un éditeur de seconde zone ?

              J’ai publié, quant à moi, 25 livres, chez les plus grand éditeurs français, et traduits dans le monde entier. Renseignez-vous ?

              DSS

            • petit gibus 5 février 2016 04:53
              @Daniel Salvatore Schiffer
              Le prob avec les moustiques,
              vaniteux ou pas...
              on a beau brasser de l’air
              avec de grands moulinés de bras,
              ils arrivent toujours à vous piquer,
              là où on ne les attend pas

            • Piere CHALORY Piere Chalory 3 février 2016 19:04

              Taubira ne me plaisait pas, du tout.


              Je me souviens d’une expression haineuse intense arborée par elle, lors de la crise de nerf de Manu face à Marion M. Le Pen. Si Taubira avait disposé d’une Kalash ce jour là, la seule députée fn eût risqué plus qu’un avertissement...

              J’aime beaucoup Brel, Ferrat pas du tout, quand j’entend la montagne, ça me donne envie de me jeter à la mer. Mais les goûts & les couleurs... Si 7 pov’dam s’est ramassée dans les titres quelle importance. Quoique, l’éditeur ou la secrétaire de rédaction aurait pu vérifier avant l’impression. Pour le style, c’est elle ou c’est pas elle ?

              Il existe sans doute des nègres ou ghost-writers à tous les prix, peut être qu’elle a voulu économiser par pingrerie et pris un nègre de mauvaise qualité, ce qui pour une femme de couleur est quand même une faute de goût. 

              Non je ne suis pas raciste, je plaisante. En plus j’aime bien Dieudonné, et pourtant il est noir.

              A ce sujet, les anglo-saxons sont beaucoup moins hypocrites que les français, et le métier de nègre n’est pas honteux ! sur twitter, les ghost writers affichent clairement leur job dans leur bio. 

              Tout le monde n’a pas la capacité d’écrire un livre, ni le temps, et si c’est bien payé...




              • Le421... Refuznik !! Le421 4 février 2016 09:00

                @Piere Chalory
                En plus j’aime bien Dieudonné, et pourtant il est noir...

                A transmettre d’urgence à Nadine Morano !!
                A ajouter à sa collection « j’suis pas raciste, j’ai une copine arabe !! »


              • Piere CHALORY Piere Chalory 4 février 2016 09:28

                @Le421ê



                ’’En plus j’aime bien Dieudonné, et pourtant il est noir...’’

                Cette phrase, comme celle au dessus est à prendre au second degré. Dieudonné, dans son sketch ’’les racistes anonymes’’ se moque des racistes en général, mais n’hésite pas à se moquer des noirs en les ridiculisant. Savoir prendre du recul sur soi même n’est pas donné à tout le monde.

                La nov langue telle que les ’gens de couleur’ est aussi raciste en elle même, car le blanc en peinture n’est pas une couleur, mais la teinte qui réfléchit le plus la lumière. Donc les blancs n’existent pas, puisqu’ils n’ont pas de couleur.



              • L'enfoiré L’enfoiré 3 février 2016 19:06

                Amusant d’avoir confondu Ferrat et Brel.

                Nous, belges, ne confondraient pas, c’est évident.
                 smiley

                Je n’ai pas lu (ni lirai) son livre. Chacun son truc en plume ou à poil.
                Quant à l’écriture en secret, si c’est un journal « day by day », cela peut se concevoir en peu de temps.




                • mmbbb 3 février 2016 19:07

                  la plupart des politiques n’ecrivent pas leurs livres Ils ont des « nègres » Par ailleurs ces livres ne durent le plus souvent que le temps de la promo Exception a la regle le dernier de Sarko qui est un chef d’oeuvre


                  • Abou Antoun Abou Antoun 5 février 2016 10:45

                    @mmbbb
                    la plupart des politiques n’ecrivent pas leurs livres Ils ont des « nègres »
                    Et il en est de même des sportifs, des artistes, etc.. et même quelquefois des écrivains. Dès qu’un auteur obtient un certain succès, on le voit ’pondre’ plus qu’il ne peut matériellement.
                    L’affaire est ancienne, le cas d’Alexandre Dumas est connu. Aujourd’hui on parle de Paul-Loup Sulitzer
                    Il y a le show-biz, le book-biz,(l’édition), le media-biz (merdias), le sport-biz (fédérations, clubs et alt.).
                    Nous vivons dans un monde où tout est business et ce qui ne l’est pas encore totalement (éducation, santé) glisse lentement vers le monde des affaires.


                  • Le421... Refuznik !! Le421 3 février 2016 19:07

                    Valls et Hollande, les mentors de Christiane Taubira ??
                    Hum...
                    J’ai comme un doute.

                    Au fait. Une info. Elle a quitté le gouvernement. Alors, continuer à lui taper dessus, j’ai bien peur que ce ne soit plus productif. Changez de souffre-douleur.

                    Par contre, là où je suis d’accord, c’est qu’elle croit en ce qu’elle fait. C’est tellement rare chez nos politiques que ça dérange.
                    N’est-ce pas ??


                    • Trelawney 4 février 2016 15:37

                      @Le421
                      Par contre, là où je suis d’accord, c’est qu’elle croit en ce qu’elle fait

                      Et que fait-elle ? Parce que c’est là que réside le problème.

                      A droite il existe une femme politique qui a été pendant 8 ans d’affilés ministre et pas des moindres (Défense, intérieur, justice) sans même que ça se remarque et sans qu’elle n’ait laissé un témoignage sur son action politique. Taubira est dans le même esprit.

                      Bien conseillé par tapis et sa clique elle se présente aux présidentielles et devient l’artisan de l’échec de Jospin (merci Tapis Taubira). Hollande par peur de sa capacité de nuisance la nomme ministre et pendant 4 ans nous pond une loi sur le « mariage pour tous » et laisse la justice dans un état de délabrement avec une manifestation de policiers sous ses fenêtres.

                      Encore un petit mois et tout le monde l’aura oublié et surtout ceux de son camp


                    • Abou Antoun Abou Antoun 3 février 2016 19:40

                      Je n’ai pas lu le livre de Madame taubira et je ne le lirai pas, pas plus que ceux des autres hommes-femmes politiques de notre cher et beau pays. j’estime que quand on est aux affaires.

                      • Soit on bosse et on n’a pas le temps de faire l’écrivassier(e).
                      • Soit on paie un ’nègre’ (excusez-moi Madame Taubira mais je crois que le mot n’est pas encore interdit pour cette circonstance).
                      Enfin dans les deux cas de figure, la plupart du temps il n’y a strictement rien à lire.
                      Je vais simplement faire une remarque :
                      Toute la presse s’excite sur cette confusion qu’a faite Madame Taubira entre les textes de Brel et ceux de Ferrat. Alors je me dit que si on n’a trouvé QUE CA l’ouvrage doit être très bon.

                      • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 3 février 2016 20:05

                        Généralement, les femmes et les hommes politiques les plus en vue, ( je laisse le bénéfice du doute aux autres anonymes), ont des journées bien remplies et un emploi du temps de galérien !
                        Ils peuvent, les pauvres, passer beaucoup de temps à babiller sur les plateaux télé, rendons-leur cette grâce ! 
                        Assister accessoirement à moultes commissions, lorsque l’envie pressante les prend, de se rendre aux assemblées plénières à l’Assemblée Nationale et se jeter voracement sur les bancs moelleux de velours de cette non moins digne Assemblée et y faire une petite sieste,
                         ou au Sénat après des petits gueuletons savoureux de « Chez Jeanne » ou « Chez Françoise », ou assister à « des petits soupers fins » comme au temps du Régent, dans les cocktails mondains, suivis de concerts, de spectacles de bienfaisance, devant les caméras s’il vous plaît !
                         Aller se faire bronzer le portrait parce qu’il faut toujours avoir l’air en bonne santé, donc hâlé,ensuite se faire manucurer, épiler, coiffer, parfumer comme les bichons de l’Impératrice, et pour les messieurs coquets aller essayer leurs costumes chez Harold’s ou autre grand faiseur de la perfide Albion, un petit aller retour Paris-Londres dans la journée, avec un crochet chez Cameron pour le tea-time, passer chez la City, ça peut toujours servir, re-passage chez Sainte-Téloche pour un petit briefing avec les journaleux, histoire de se raconter de bonnes blagues. Pour les dames coquettes défilés chez les grands couturiers, cela bas d’soie !

                        Mais l’heure passe voyons et ces dames et ces messieurs ont l’impression de n’avoir pas rempli correctement leur journée. Un petit meeting par ci, un petit passage chez les gueux, histoire de faire ceux qui peuvent mais ne peuvent rien ! Faire ceux qui se pencheront sur le pauvre et lui tapoter l’épaule dans un air de contrition bien oint par la fonction sacerdotale de la politique professionnelle.

                        Passage dans les bureaux lambrissés, où une armada de larbins et de larbines les précèdent. C’est que ces messieurs galériens ne sauraient attendre ! Ils dictent par ci-, par là, des mini-courriers, en lisent parfois, et les ordres fusent, des verbatim, des rapports, des synthèses, etc... Et tout ce joli petit monde ira clopin-clopant, harassé, rappliquer à Bruxelles pour finasser avec les commissions et les lobbys qui les attendent de pied ferme !

                        Mais ce travail de galérien a des compensations tout de même : des vacances !
                        Partout dans le monde, de préférences dans certaines Îles, on n’a toujours pas compris pourquoi cette préférence iliene !
                        Ils paraît qu’ils s’y jettent littéralement dans ces paradis...
                        Pour les amateurs de sensations fortes, il existe des destinations ludiques où se disputent âprement l’attrait de la découverte archéologique et de la turlute !

                        Et encore dans cet emploi du temps chargé, n’ai-je pas parlé des chasses à courre, des matches de tennis à Wimbledon, des grandes finales européennes de football ! Et là ! le plaisir absolu de se frotter au petit peuple, à l’abri et bien à l’écart dans les loges officielles. Mais pas seulement... Opéra, Grands concerts philharmoniques, etc...

                        Mais comme cela n’est jamais fini, la vie de galérien d’une femme ou d’un homme politique, on prendra bien cinq minutes entre deux avions, trois TGV, deux séances de maquillage chez TF1, pour promotionner « son » dernier chef-d’œuvre de littérature : un livre, un énième pour raconter au bon peuple combien l’on souffre dans cette fonction politique si tyrannique, avec tous ces électeurs qui les détestent, non mais voyez-vous ça, ce manque de reconnaissance ! Cette ingratitude !

                         
                         


                        • alinea alinea 3 février 2016 21:05

                          Je me demande : où a-t-elle trouvé le temps ?
                          J’ai écrit quelques longs textes, et c’est vrai qu’il valait mieux que je n’ai pas la Justice de la France à tenir à bout de bras pendant ce temps-là. Un peu de concentration et, on va dire, un relent d’obsession qui oblige à alléger la charge par ailleurs !
                          Quoi, ne me dîtes pas, une demi page par ci, au petit déj’, une réflexion par là, aux toilettes, un pense-bête le soir, sur la table de nuit, et rédaction du tout le dimanche entre deux et cinq ??
                          Ces gens-là ont tué la lecture de littérature mais, du moins le prétend-on, sauvé les maisons d’éditions !
                          Aura-t-il autant de succès ( tiens où en est-il ?) que l’oeuvre de la première dame de France que l’auteur, si mes souvenirs sont bons, porte dans son coeur ?


                          • ZenZoe ZenZoe 4 février 2016 11:01

                            @alinea
                            Je me demande : où a-t-elle trouvé le temps ?
                            Ca, Alinea, est une question qu’on ne pose pas assez. Un ministre est en poste 24/24 h normalement, et pour autre chose que d’écrire un livre personnel. On devrait lui demander de reverser les droits à l’état, et donc aux contribuables, qu’elle à spoliés.


                          • Abou Antoun Abou Antoun 4 février 2016 11:29

                            @ZenZoe
                            D’ailleurs en son temps Saint Bayrou était très fort pour ça, un gros pondeur qui en plus s’occupait de son élevage de chevaux. C’est fou ce que c’est prenant le boulot de ministre de l’E.N.


                          • Clocel Clocel 4 février 2016 09:33

                            Doit falloir sacrément se faire chier dans la vie pour lire Taubira...
                            Même l’entendre, je peux pas...
                            M’enfin, quand vous l’aurez fini, y’a le nouveau BHL...


                            • Trelawney 4 février 2016 15:48

                              @Clocel

                              Vous oubliez qu’avant il reste à lire :

                              La France pour la vie N Sarkozy
                              Le moment et venu de dire ce que j’ai vu P De Villiers

                              Ne vous résignez pas ! Bruno Lemaire

                              Pour un état fort A Juppé

                              Parole de liberté Taubira (décidément elle écrit beaucoup et devait s’ennuyer à la justice)

                              Faire F Fillon

                              Le sursaut français JF Copé

                              Mes chemins pour l’école A Jupé (lui il s’emmerde à Bordeaux on peut le comprendre)

                              L’exigence M Valls

                              Mais le plus beau de tous reste quand même « Ca tiendra bien jusqu’en 2017 »


                            • Abou Antoun Abou Antoun 4 février 2016 20:49

                              @Trelawney
                              Merci Trelawney pour ce florilège de la littérature française contemporaine..
                              Encore un petit effort, donnez nous les prix, les points de vente, les rabais possibles, pour ne pas mourir idiot, ni ruiné.

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