@rosemar
Cette réforme admet la suppression de l’accent circonflexe sur les voyelles « i » et u« et le conserve sur les autres voyelles : pourquoi ? On ne sait pas trop...
Et bien si on sait, mais il faut faire un petit effort et aller à la source de la réforme en place de chercher des articles plus ou moins bien documentés. La voilà la source de cette réforme .
Pour vous éviter un effort surhumain ( sans tiret) voilà quelques élements qui ne manqueront pas de dissiper ce »On ne sait pas trop« :
»L’accent circonflexe représente une importante
difficulté de l’orthographe du français, et même l’usage
des personnes instruites est loin d’être satisfaisant à cet
égard.
L’emploi incohérent et arbitraire de cet accent
empêche tout enseignement systématique ou historique.
Les justifications étymologiques ou historiques ne
s’appliquent pas toujours : par exemple, la disparition
d’un s n’empêche pas que l’on écrive votre, notre,
mouche, molte, chaque, coteau, moutarde, coutume,
mépris, etc., et à l’inverse, dans extrême par exemple, on
ne peut lui trouver aucune justification. Il n’est pas
constant à l’intérieur d’une même famille : jeûner,
déjeuner ; côte, coteau ; grâce, gracieux ; mêler,
mélange ; icône, iconoclaste, ni même dans la
conjugaison de certains verbes (être, êtes, était, étant).
De sorte que des mots dont l’histoire est tout à fait
parallèle sont traités différemment : mû, mais su, tu, vu,
etc. ; plaît, mais tait.
L’usage du circonflexe pour noter une prononciation
est loin d’être cohérent : bateau, château ; noirâtre,
pédiatre ; zone, clone, aumône ; atome, monôme. Sur
la voyelle e, le circonflexe n’indique pas, dans une
élocution normale, une valeur différente de celle de
l’accent grave (ou aigu dans quelques cas) : comparer il
mêle, il harcèle ; même, thème ; chrême, crème ; trêve,
grève ; prêt, secret ; vêtir, vétille. Si certains locuteurs
ont le sentiment d’une différence phonétique entre a et â,
o et ô, è ou é et ê, ces oppositions n’ont pas de réalité sur
les voyelles i et u (comparer cime, abîme ; haine,
chaîne ; voûte, route, croûte ; huche, bûche ; bout,
moût, etc.) L’accent circonflexe, enfin, ne marque le
timbre ou la durée des voyelles que dans une minorité des
mots où il apparaît, et seulement en syllabe accentuée
(tonique) ; les distinctions concernées sont elles-mêmes
en voie de disparition rapide.
Certes, le circonflexe paraît à certains inséparable de
l’image visuelle de quelques mots et suscite même des
investissements affectifs (mais aucun adulte, rappelons le,
ne sera tenu de renoncer à l’utiliser).
Dès lors, si le maintien du circonflexe peut se justifier
dans certains cas, il ne convient pas d’en rester à la
situation actuelle : l’amélioration de la graphie à ce sujet
passe donc par une réduction du nombre de cas où le
circonflexe est utilisé. (Voir Règle 4 ; Recommandation
4.) "
Voilà, voilà (avec accent grave) ...