@Spartacus
On nous a déjà fait le coup en supprimant l’autorisation administrative de licenciement. Cette réforme devait créer des emplois. On les attends toujours.
Un précédent choc fiscal devait stimuler l’économie. A part stimuler la dette, il n’a rien donné en terme d’emploi.
On nous a également vendu les 40 milliards d’aides aux entreprises. Officiellement ces aides devait aboutir à 1 millions d’emplois (c’était le discours officiel rabâché dans les médias). Le Medef avait d’ailleurs fait fabriquer des Pin’s « un million d’emplois ». Dès que la loi a été votée, le Medef a mis ses pin’s (fait ailleurs qu’en France) à la benne et on attends le million d’emplois vaguement promis.
On voit très bien l’effet réel de ces mesures sur la précarité, sur l’alourdissement de la pression des entreprises sur les salariés et sur les pertes de pouvoir d’achat induites par cette pression et cette précarité ( et sur la récession créée par ces pertes de pouvoir d’achat.
Que voit-on depuis des décennies ? Des traités de libre échange pour « faciliter les exportations » et qui ont facilité les importations. Des lois protégeant des investisseurs (pour les « attirer en France ») qui ont massivement délocalisé. Des réformes et assouplissements du droit du travail. Des allègements de charges. Des contrats aidés. Des cadeaux fiscaux par milliards. Pour quel résultat : un chômage qui n’a jamais cessé de monter depuis 40 ans. Les grands pays occidentaux était en situation de plein emploi il y a 40 ans. Ils ont tous des taux de chômage élevés malgré ces innombrables réformes néo-libérales (et d’ailleurs on devrait dire à cause de ces réformes).
Ne vous étonnez donc pas si les salariés n’ont pas la moindre confiance dans nos « grands réformateurs ». On ne peux pas éternellement tromper tout le monde.
Répétant mécaniquement les arguments de ceux qui veulent créer la division, vous présentez ceux qui ont un emploi stable comme des privilégiés responsables du chômage. La ficelle est trop grosse. Dans les faits ceux qui ont un emploi stable aident leurs proches au chômage et évitent l’explosion sociale. De plus ils cotisent pour tous les chômeurs. Les responsables sont ailleurs et ont les mêmes idées que vous.