@Jean J. MOUROT
Les Pieds noirs faisaient partie du »peuple algérien« ...Ca c’était le point de vue français, préfectoral. La réalité on la connait, ils ne seront vus que comme les vestiges d’une armée d’occupation, s’ils ne partaient pas ; ce qu’ils ont compri eux mêmes. Je ne juge pas, je constate. En 45, imaginons ce qu’aurait pu être la transition démocratique, ce qui aurait été évité, ce qu’on aurait gagné.... Mais il y eut Sétif, qui fait sens tout de même....Et les « événements », commencent en 54...Chaque fois la crispation se renforce, le déni des pieds noirs qui injurient Guy Mollet qui tente une orientation courageuse en 57 ou 58 si je me souviens bien. On plonge vers le pire après l’arrivée du contingent. Une escalade hallucinante qui faillit tout de même faire arriver un quarteron de généraux au pouvoir.
Maintenant je connais un peu l’histoire, celle de la colonisation, qui mit un temps à se mettre en place, sur fond d’occupation surtout d’Alger et d’Oran au début. La légitimité n’est pas très nette : On évoque la piraterie en méditerranée, sur fond de colonisation générale....Les pieds noirs viennent d’horizon très diverses : Espagne, France, Italie, la France leur offre les terres qui ne lui appartienne pas, des emplois de fonctionnaires : C’est un rêve, mais pas une identité profonde. Je me place du point de vue des algériens de souche. imaginez une diaspora qui s’installe dans votre pays, qui occupe les beaux quartiers, qui vous condamne aux boulots annexes. Algériens comme d’autres ?....