@BA
Vous aurez mal compris ou bien il se sera mal exprimé...
Il s’agit de 970 société offshore.
La Société Générale épinglée. La banque française fait partie des cinq banques mondiales qui ont créé le plus grand nombre de sociétés offshore par l’intermédiaire du cabinet panaméen Mossack Fonseca, affirme Le Monde dans le cadre de sa longue enquête sur les « Panama Papers » qui lève le voile sur un vaste mécanisme international d’évasion fiscale. Avec 979 sociétés à son actif,
la Société Générale se situe derrière la banque britannique HSBC (2.300
sociétés), la banque suisse UBS (1.100 sociétés) et le Crédit Suisse
(1.105 sociétés).
Pour réaliser ses activités offshore à l’abri des regards, la Société Générale semble avoir eu recours en grande partie à sa filiale luxembourgeoise
SG Bank & Trust Luxembourg. Selon les fichiers issus de Mossack
Fonseca, bon nombre de ces entités ont été domiciliées dans les Îles Vierges britanniques et aux Seychelles, deux paradis fiscaux notoires. D’autres sociétés ont quant à elle été enregistrées au Panama par la filiale suisse SG Private Banking.
Tout est en règle selon la banque
En
2012, la Société Générale avait pourtant affirmé devant une commission
d’enquête au Sénat qu’elle avait « fermé ses implantations » dans les
États qui ne coopèrent pas avec les autorités fiscales internationales
et les « centres financiers offshore » tels que les Philippines et Brunei.
Contactée par Le Monde, la banque explique cependant que "l’absence d’implantation n’impose pas une absence de relations commerciales
ou d’affaires avec des clients ou distributeurs situés dans ces pays,
dans le respect des standards applicables en matière de lutte
antiblanchiment".
De toute façon, la Société Générale fait savoir qu’elle n’a aucun problème légal avec le développement d’activités offshore qui n’est pas forcément illégal,
tant que tout est bien déclaré au fisc. "Ces sociétés dites offshore
sont utilisées (...) pour la détention d’avoirs et recherchées pour leur
facilité de mise en place et leur coût modéré de création",
explique-t-elle.
La banque française assure surtout qu’elle
encadre « strictement » l’usage que ses clients, dont l’identité est
« systématiquement » vérifiée. Reste qu’il est difficile d’identifier les
bénéficiaires des sociétés créées par la Société Générale avec l’aide de
Mossack Fonseca, compte tenu de l’utilisation de prête-noms et de l’élaboration de montages opaques. Or, ces stratagèmes sont bien souvent utilisés pour dissimuler des activités frauduleuses telles que l’évasion fiscale.
Sources :
http://www.rtl.fr/actu/economie/panama-papers-la-societe-generale-detiendrait-979-societes-offshore-7782687983
http://www.humanite.fr/leden-bancaire-des-paradis-fiscaux-602306