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Commentaire de njama

sur Entrevue accordée par le Président Bachar al-Assad au Directeur général de l'agence russe Sputnik [Texte intégral]


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njama njama 8 avril 2016 11:41

@thomas abarnou
" ... et vous occultez bien des choses. Qui a tiré sur les insurgés ? Qui ? Assad et Assad seul. La guerre il s’y est plongé par refus de démocratie."

renseignez-vous un peu mieux ...

Comment le discours médiatique a mis à mort le peuple syrien
par Sharmine Narwani

 
Le 23 mars 2011, au tout début de ce qu’on appelle désormais le « conflit syrien », deux jeunes hommes – Sa’er Yahya Merhej et Habeel Anis Dayoub – ont été abattus dans la ville de Deraa, au sud de la Syrie.

Merhej et Dayoub n’étaient, ni des civils, ni des opposants au gouvernement du président syrien Bachar el-Assad. C’étaient des soldats de l’armée régulière, l’Armée Arabe Syrienne (AAS).

Abattus par des tireurs inconnus, Merhej et Dayoub furent les premiers des quatre-vingt-huit soldats tués dans toute la Syrie pendant le premier mois du conflit – à Deraa, Lattaquié, Douma, Banias, Homs, Mouadamiya, Idlib, Harasta, Soueïda, Tell Kalakh et dans la banlieue de Damas.

Selon la commission d’enquête indépendante de l’Onu chargée d’enquêter en Syrie, en mars 2012, le total des membres de l’AAS tués au cours de la première année du conflit s’élevait à 2569. A la même époque, selon l’ONU, le nombre total de tous les décès dus à la violence politique en Syrie s’élevait à 5000.

Ces chiffres brossent un tableau complètement différent des événements de Syrie. Ceux-ci n’ont rien à voir avec le conflit que nous décrivent les gros titres des journaux – ne serait-ce qu’au vu de la relative égalité du nombre de morts des deux côtés, qui suggère que le gouvernement n’a pas employé une force démesurée pour désamorcer la violence.
Mais la mort de Merhej et Dayoub a été passée sous silence. Pas un seul média occidental n’a consacré un de ses gros titres à leur sort – ou à celui des autres soldats tués. Ces morts ne correspondaient tout simplement pas au « discours » occidental sur les révolutions arabes et ne cadraient pas avec les objectifs politiques des gouvernements occidentaux.

Le “Printemps Arabe” a fourni aux responsables politiques US une occasion unique de se débarrasser des gouvernements hostiles du Moyen Orient. La Syrie, principal État arabe de l’ « Axe de la Résistance » dont le leader est l’Iran, était leur cible numéro un.

Pour obtenir un changement de régime en Syrie, les thèmes du “Printemps Arabe” devaient être manipulés adroitement – et il fallait donc que des Syriens meurent.

Il fallait simplement que le “dictateur” “tue son propre peuple” - et le reste suivrait.

Comment les paroles tuent

Dès le mois de mars 2011, les principaux médias occidentaux se mirent à décliner les quatre thèmes clés d’une campagne qui allait monter en puissance au cours des mois suivants :

- Le Dictateur tue son “propre peuple”.

- Les protestations sont “pacifiques”.

- L’opposition est “désarmée”.

- Ceci est une “révolution”.

Les gouvernements pro-occidentaux de Tunis et d’Égypte venaient d’être renversés l’un après l’autre au cours des deux mois précédents –et donc le ‘modèle’ de changement de régime de type Printemps Arabe, impulsé par la base, était déjà présent dans l’imaginaire de la région. Ces quatre ‘discours’, soigneusement formulés, qui avait acquis un sens en Tunisie et en Égypte, faisaient maintenant partie de l’arsenal dont on pouvait se servir pour délégitimer et ébranler tout gouvernement contre lequel il serait utilisé.
[.................]
traduit par Tlaxcala

http://reseauinternational.net/comment-le-discours-mediatique-a-mis-a-mort-le-peuple-syrien/
article original : How narratives killed the Syrian people
https://www.rt.com/op-edge/336934-syria-war-conflict-narrative/


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