@alinea
« se poser la question de savoir pourquoi le loup tue et ne mange pas ! c’est pas de lui ça. »
En fait les écologistes savent depuis toujours que le loup tue plus qu’il ne faut et tue tous les animaux : extrait d’un article paru en 1824 :« »Ce sont surtout les bêtes à laine qui étaient la proie des loups, mais aussi les jeunes bêtes à cornes et les chevaux. Salaberry signalait cet aspect au ministre, en 1824 : « le bétail à laine et les chèvres sont les plus exposés à ses ravages ; les porcs , les ânes, même les génisses et les bouvillons jusqu’à l’âge de deux ans sont de sa partie. Le cheval le plus fougueux se laisse surprendre par l’adresse : le loup, appuyé sur son derrière , le saisit au museau pendant qu’il le flaire et, à force de le faire tourner, il parvient à l’abattre et à en faire sa proie ». A la différence des ours , les loups égorgent toute une partie des troupeaux sans vrai motif alimentaire et il peut se trouver cinquante à soixante brebis mortes.«
Et aujourd’hui les biologistes sont clair :
Bien que les loups ne chassent en général que le nombre de proies qui leur est nécessaire pour survivre,on observe dans certaines conditions un phénomène de surchasse appelé »surplus killing« ou »over-killing". C’est notamment le cas des hivers très enneigés pendant lesquels les ongulés ont du mal à s’échapper, leurs pattes s’enfonçant dans la neige. La majorité des cas de surplus killing sont cependant observés sur des troupeaux domestiques. Ils s’expliquent par le comportement de chasse inné du loup qui tue chaque fois que c’est possible, son taux de réussite étant très faible, de l’ordre de 10 à 15%. Lorsqu’il se met en chasse, il en résulte toute une série de comportements jusqu’à la mise à mort. En montagne, ces pertes peuvent encore être aggravées par la topographie escarpée qui est alors un facteur d’augmentation du nombre de victimes pendant une attaque