Il faudrait peut-être remettre les choses en place. En terme de sécurité publique, c’est l’État qui est le premier responsable, point-barre. Après, s’agissant de manifestations (déclarées et autorisées) les organisateurs fournissent un service d’ordre qui est censé s’occuper surtout du bon déroulement du cortège. En aucun cas, il ne doit se substituer à la police, il n’en a ni le droit, ni les moyens.
Le constat d’Onfray (et de beaucoup d’autres) sur l’inefficacité répétée des forces de l’ordre, face à une centaine de casseurs, malgré des moyens souvent disproportionnés, pose la question évidente : au final, à qui profite le crime ?
Je suis assez âgé pour avoir encore bien en tête des souvenirs de Mai 68. A l’époque, les manifs qui dégénéraient étaient déjà le fait d’une poignée de casseurs qui, curieusement, n’étaient jamais condamnés. Ce n’est que plus tard (trop tard) qu’on a su qu’ils avaient leurs petites entrées à la Préfecture. Personnellement, j’en ai vu en sortir discrètement (et tranquillement) après leur « interpellation » sans suites…
@ Fergus « le nombre et la détermination des casseurs qui n’ont rien à voir avec ce qui a pu exister dans le passé lors de manifestations de ce genre » Peut-être, mais depuis, les forces de l’ordre (?) se sont adaptées. En plus de moyens technologiques nouveaux (mini-drones, etc), c’est maintenant entrainement dans des quartiers reconstitués (comme à l’Armée) et discours qui va avec (l’ennemi intérieur). Après, je crois bien que la volonté politique navigue entre crainte de la bavure et manipulation de ces casseurs.