Stephanie Robertson fait partie des 205 000 femmes engagées dans les Marines.
REUTERS/Lance Cpl. Marionne T. Mangrum/U.S. Marine Corps/Handout
Face à un fort taux d’échec, le corps d’élite de l’armée américaine a
décidé de ne pas obliger les femmes à faire des tractions. Et ravive le
débat sur l’aptitude des femmes à aller au combat.
Les Marines femmes échappent aux tractions. Le corps d’élite de l’armée américaine a décidé de reporter sine die
l’obligation de passer cette épreuve au cours du test d’aptitude. Au
lieu de quoi les femmes pourront choisir leur épreuve : trois tractions
ou une traction bloquée 15 secondes le menton au dessus de la barre.
Les
trois tractions minimum -huit pour un score maximum, contre 20 pour les
hommes- devaient devenir obligatoires en 2014, dans le but d’ouvrir
certains postes aux femmes, notamment de combat, en 2016. Mais au camp
d’entraînement de Parris Island, en Caroline du Sud, 55% des femmes
n’ont pas réussi l’épreuve.
Officiellement,
l’armée recule par crainte de perdre des recrues féminines. Mais cette
affaire ravive le vif débat, au sein des Marines, sur la capacité des
femmes à aller au combat, souligne l’agence AP.
Les fameuses tractions sont des exercices censés indiquer que les
soldats seront capables d’effectuer certaines tâches : monter à la corde,
transporter des munitions lourdes ou grimper un mur.
Entraînement adapté
Les femmes sont-elles donc incapables de faire trois tractions ?, s’interroge le Washington Post.
Certes, les hommes ont les muscles du haut du corps plus développés.
Mais les entraîneurs sportifs interrogés par le journal assurent que les
femmes en sont aussi capables, avec de l’exercice. 45% des femmes ont
d’ailleurs réussi l’épreuve à Parris Island.