« « Mais qu’est-ce donc que l’exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? »
Bien sûr que non, que l’exécution ne peut être comparée à »aucun forfait criminel, si calculé soit-il« . Le »condamné à mort« expédié par le criminel n’aurait dû d’avoir la vive sauve - provisoirement ? - qu’à la chance, qu’à un concours de circonstances, dont il ignorerait tout jusqu’à la fin de ses jours.
Le criminel, lui, ne risquait strictement rien, a priori. Il suffisait qu’il ne commît point un forfait passible de la peine de mort. Et contrairement au sophisme de Camus, il n’y a pas »meurtre prémédité", il y a simplement application d’une loi que nul n’ignore, à la différence de beaucoup d’autres. A la différence de sa victime, l’assassin, lui, n’est pas pris en traître
On notera encore qu’en France, le pédophile violeur et étrangleur, comme l’assassin de retraitées, échappe à toutes les promiscuités de la taule, parce qu’il est protégé de la brutale vindicte des autres détenus, des vrais durs, ceux qui s’en tapent des circonstances atténuantes à base de père poivrot, bisexuel et incestueux ou de mère toxicomane et prostituée...