@Jean-Pierre Llabrés
Profiter de ce
qu’une culture arrive à maturité sur le marché simultanément chez
tous les producteurs afin de faire baisser les cours en alléguant un
excédent, est le B-A BA de tout acheteur de récolte.
Et ce n’est pas par
maladresse ou sottise que cette situation perdure !
En fait, ce que vous
proposez c’est un courtage anticipé qui ne peut être que d’État et qui
consisterait pour lui à verser des mensualités à l’avance aux
agriculteurs, calculées de telle manière qu’au moment de la vente
de la récolte, l’état puisse récupérer son argent.
S’il ne le peut pas,
en cas de récolte exceptionnelle, il perdrait de l’argent public au
détriment des autres citoyens que les producteurs. Ce qui briserait
l’égalité citoyenne ..
Le capital privé
refuserait ce genre d’opération sans demander un solide intérêt
pour couvrir le risque que la vente de la récolte ne compense pas ce
qui serait un prêt mensualisé. Et l’opération serait sans doute peu
intéressante pour les producteurs.
À moins de trouver
une société capable de créer une pénurie artificielle du produit
en n’en revendant pas suffisamment, pour tout aussi artificiellement
faire monter les cours.
Pour cela, il
faudrait qu’elle ait le monopole de la revente. Et encore faudrait-il
que le produit agricole se conserve.