Je ne pense pas
qu’on puisse incriminer Hollande dans le discrédit du parti
Socialiste : ce parti suffit bien à lui-même pour jeter aux
orties le courant philosophique qui présida aux naguère aux
destinées de l’idéal socialiste.
Hollande n’a pas
inventé le recours systématique aux compromissions – même
baptisées art du compromis ou de la synthèse, elles n’étaient
jamais que des artefacts laborieux où le socialisme perdait tout son
sens et ses militants la boussole - il en a profité pour se hisser
au sommet de l’état, ce qui en dit plus long sur le rejet de celui
qui l’a précédé que sur ses qualités intrinsèques de maquignon
retors.
Plus petit
dénominateur commun d’une escouade de prétendants médiocres, il
était vain d’en attendre un peu de hauteur, encore qu’on ne
l’imaginât point tomber dans les abysses.
Quand en plus le
madré perd ce qui faisait sa force, la ruse alliée à l’entregent,
pour tomber dans un panneau aussi grossier que celui tendu par deux
journalistes dont il devait savoir - car c’est la loi du genre -
qu’ils publieraient les plus scabreuses de ses déclarations que
n’explique même pas le vertige de l’ébriété qui libère la
parole ( il est, paraît-il, assez tempérant ), il y a de quoi être interloqué.
On peut se
demander si l’on ne se retrouve pas devant le syndrome DSK, aux
portes du pouvoir et subitement saisi de pulsions ravageuses pour ses ambitions.
Le psy nous explique
volontiers la signification des actes manqués mais qui nous
expliquera le sens profond de ceux qui sont volontaires ?
Hollande est prêt –
nous invite à croire le Nouvel Obs en long et en large – mais à
quoi ?
Il a en tout cas
remarquablement savonné la planche du futur prétendant du PS :
un qui doit se frotter les mains, c’est Macron qui va laisser venir
à lui les orphelins...