@alinea
S’impliquer, se prendre en main et ne pas attendre l’homme ou la femme providentiel(le).
Oui tout à fait d’accord. Mais s’impliquer etc. pour la victoire de JLM (que j’aime bien) me parait être une voie peu prometteuse de vrai changement.
Les maux qui minent notre pays, individualisme, hyper-consommation, déracinement, communautarisme, entre autres, ont été tellement intégrés par une large partie de la population, que la déliquescence du pays parait être une situation normale.
Est-ce qu’arriver à la tête d’un Etat bureaucratisé, infiltré dans tous ses rouages par les fidèles serviteurs des multinationales et du mondialisme, serait suffisant pour changer la donne ?
Je ne le crois pas. Je crois plus à une démarche individuelle qui passerai par plusieurs étapes.
Premièrement décoloniser l’imaginaire (voir S. Latouche sur le sujet). Recréer sa propre norme et ne plus subir le lavage de cerveau publicitaire et médiatique.
Puis transcrire cette démarche de « sécession intellectuelle » (pardon pour l’expression pompeuse) dans sa pratique quotidienne.
Modifier ses habitudes, recréer localement un esprit d’entraide.
Se poser la question : ce que je fais est-il juste, bon, est-ce que ça favorise l’autonomie, la coopération, la confiance ?
Et aussi accepter ses limites. Je ne peux pas tout faire, ni toujours faire bien.
Cette voie n’est pas spectaculaire, mais reste à l’échelle humaine. Et je pense que c’est ce qui nous manque le plus.