Après le rejet de la Constitution €uropéenne, puis le Brexit, revoici une fois encore convoqués - tant sur les ondes que dans les éditos de la presse main-stream, et ce dès potron-minet - les chœurs des pleureuses et les gémissements des chiens de garde de l’orthodoxie néo-libérale ! 
Rien à perdre ou si peu : l’accélération du tempo de leurs lamentations constitue un bon indice de la panique qui les gagne irrésistiblement et ne peut qu’exercer sur le « sans-dents » que je suis un effet absolument jubilatoire.
Mais si la déroute en rase campagne des candidats de la Pensée Unique et de leurs plans constitue bel et bien une victoire incontestable pour les « sans-dents » étazuniens et autres, pas sûr que l’élection de Donald Trump ou celle toujours plus probable de Marine Le Pen permette de la parfaire ou, sinon au détriment de leurs électeurs, autrement transformer l’essai.
A quel stade avancé de décrépitude et de décadence nos « démocraties » occidentales sont-elles donc tombées pour, à défaut de tout programme enthousiasmant ou constructif, n’avoir plus à proposer au suffrage de l’électeur que le choix du moins « repoussant » des candidats, à savoir cel(ui/le) qui, faute de mieux, surfera le premier sur le rejet et le dégoût généralisé d’un « système » à bout de souffle ???
Je veux croire que l’aube est au bout, mais la nuit semble encore loin de s’achever !