juive de confession, qui n’a jamais compris pourquoi ses
coreligionnaires ont décidé un jour de quitter en masse leur pays pour émigrer
en Israël, en France, aux Etats-Unis ou au Canada. Pourtant, Marocains juifs et
musulmans vivaient en symbiose.
@Mohamed Takadoum
Depuis la guerre de 48, on évalue à peu près à 800 000 le nombre des Juifs qui ont été obligés de quitter les états musulmans où ils étaient installés depuis des siècles. C’est beaucoup plus que le nombre des palestiniens qui, en 48, avaient préféré s’éloigner de leurs terres en attendant que les armées arabes aient terminé le nettoyage ethnique. Mal leur en aura pris, à ceux-là.
Même dans la Tunisie actuelle, l’antisémitisme atteint des proportions abjectes. Même le pèlerinage de la Ghriba est un casse-tête sécuritaire pour le gouvernement, et quelques ministres non-fanatisés n’osent même pas l’approuver, de peur de s’en trouver ensuite ostracisés. Il y avait à Baghdad avant la guerre une importante communauté juive. Qu’en reste-t-il ?
Demandez-vous pourquoi aussi il n’y a presque plus de chrétiens à Gaza, pourquoi si peu désormais à Bethléem, et quel aura été le sort des minorités non-musulmanes dans l’Etat coranique, à Mossoul ou à Raqqa.
Yasser Arafat est assurément l’une des figures les plus crapuleuses de la vie politique de ces quarante dernières années. Ennemi au premier chef de son propre peuple qu’il aura condamné à devenir un peuple d’assassins décérébrés. Allez-donc voir la propagande infecte que subissent les bambins des écoles sous le contrôle de l’Autorité.
On est venu à bout de deux totalitarismes. Le troisième, aussi monstrueux que les deux précédents, dont vous vous faites implicitement ici le pieux thuriféraire, n’en aura plus pour très longtemps.