@Oceane
Votre discours ne me paraît pas bien cohérent : demandez-vous combien d’émigrants l’Arabie et les Emirats du Golfe ont accueillis depuis la catastrophe syrienne, et comparez au nombre de ceux qui sont entrés en Europe, particulièrement en Allemagne, où je ne pense pas qu’on les traite de « bougnoules », pour reprendre votre vocabulaire.
Puisqu’on parlait de la Palestine, comparez l’attitude actuelle des pays européens qui acceptent des migrants venus d’une autre culture, laquelle prétend pourtant leur faire la guerre (plus de 200 morts en France en moins de deux ans) à celle des Palestiniens entre les deux guerres, face à l’afflux des juifs fuyant les pogroms d’Europe centrale et plus tard l’Allemagne nazie. Ils quittent le IIIe Reich pour se retrouver au milieu de masses fanatisées à la dévotion d’un mufti qui sera durant la seconde guerre l’ami de Heinrich Himmler, l’artisan de la solution finale. Ils n’ont vraiment pas eu la même chance que les actuels Syriens dans leur malheur.
Je ne pense pas que les migrants qui s’efforcent actuellement de s’installer en Europe puissent se prévaloir d’anciennes racines européennes. Les « Palestiniens » des années 30, dont les ancêtres étaient pour la plupart arrivés au XIXe siècle, venus d’Egypte ou d’Arabie, et dont la population s’était trouvée multipliée par quatre en moins d’un siècle, ne pouvaient se réclamer d’aucun enracinement historique dans la région, à la différence des nouveaux arrivants dont la civilisations trouvait là son origine, et dès les temps bibliques : pas loin de quatre millénaires !
Si l’Europe et le monde occidental étaient aussi abominables que vous le dites, je me demande bien pourquoi c’est devenu la première destination des migrations actuelles. Si l’Occident était ce que vous dites, ils le fuiraient comme la peste, mais c’est loin d’être le cas : traités comme des sous-hommes par des états tyranniques et persécutés par l’islam, ils savent qu’il seront accueillis aussi humainement que possible par ces sales koufar que l’islam leur a pourtant appris à exécrer.
Et cessez, s’il vous plaît, vos jérémiades à propos du colonialisme : c’est particulièrement ridicules. Au XI eme siècle, les conquêtes arabes des Abbassides s’étendaient de l’Espagne aux rives de l’Indus, au nord jusqu’au Caucase, et la férocité de cette colonisation était bien pire que ne le fut celle de l’Algérie et des protectorats du Maghreb. Ces pays ont aujourd’hui retrouvé une indépendance qu’ils n’avaient jamais eue : documentez-vous sur l’étendue de l’Empire des Ottomans ! Il ne me semble pas toutefois, hélas, que le résultat soit pour autant bien glorieux.