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Commentaire de Hervé Hum

sur Le « Trou » de la Sécurité Sociale est un trou « fictif » !


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Hervé Hum Hervé Hum 7 décembre 2016 10:47

@Fifi Brind_acier et Nicole Cheverney

Tant qu’une monnaie à cours, peu importe de laisser les banques faire faillite, cela ne change rien pour les simples usagers, car la seule manière d’éponger une dette (en dehors de la faillite de la monnaie et hors dette dans d’autres monnaies), c’est par la création monétaire de la dette, autrement dit, sa monétisation. Donc, je répète, soit vous créez de la monnaie à hauteur de la dette, soit c’est la monnaie qui fait faillite, mais ce n’est pas les banques qui font faillites en tant que telle, c’est à dire, dans leur fonction, sinon leur propriétaires. Une banque ferme, une autre ouvre pour prendre sa place.

De plus, une dévaluation s’apparente à une ponction sur les comptes bancaires car la valeur de leur épargne a diminuée d’autant. La dévaluation mutualise la dette qui n’est plus alors supporté par les seuls clients des banques en faillites. Ce qui permet effectivement de sauver à minima l’épargne des clients des banques en faillites, mais en partageant le fardeau avec les clients des banques qui ne font pas faillite.

Autrement dit, c’est de la poudre aux yeux, l’Islande à choisi la dévaluation, mais choisir de garder la valeur monétaire en ponctionnant l’épargne est du point de vue comptable, la même chose.

Bref, l’Islande, en choisissant de sauvegarder sa monnaie, à dû dévaluer et créer de la monnaie pour éponger la dette. Sauver ou non la banque en tant que telle n’a pas d’incidence sur le processus, mais uniquement au niveau politique à l’adresse des citoyens. Ici, seuls les propriétaires des banques font faillites

J’oubliais, dans le système capitaliste,le contrôle des mouvements des capitaux ne joue qu’un rôle de modération quand à la progression du déséquilibre structurel dans la répartition de la richesse capitalisé via la monnaie, mais ne peux pas l’arrêter, sauf à renoncer au système capitaliste. C’est ici que ce trouve la confusion la plus grande et préjudiciable, en effet, le rôle de l’impôt public n’est pas que de permettre à l’état de fonctionner, mais aussi de modérer (la régulation en système capitaliste étant impossible sans menacer de détruire le système) la progression du déséquilibre structurel de la richesse capitalisé via la monnaie. Car c’est l’impôt privé qu’est le profit, qui est la source première du déséquilibre structurel, mais encore et toujours, cet impôt ne peux pas être régulé sans être tout simplement supprimé en tant que tel. La recette employé au sortir de la guerre avait un fort pouvoir de modération, mais pas celui de régulation, seule la croissance économique jouait ce rôle.

Une économie en système communiste ne peux pas supprimer ni le principe capitaliste, ni le profit, mais les faire changer de niveau. Ceci, car un principe acquis ne peut être éliminé, c’est une loi universelle, mais simplement changer de niveau ou degré d’importance dans la réalité.


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