Le prix de certains
produits importés sont totalement déconnectés de leur coût de
revient.
Croyez-vous
réellement qu’un smartphone d’Apple revient à 800 euros de coût de
fabrication, même avec une marge bénéficiaire de 30% ?
Il en est ainsi pour
de nombreux produits de « marque » qu’hélas les ados veulent
avoir par snobisme, pour afficher leur pouvoir d’achat et suivre les
injonctions de la harde dont ils font partie.
Mais dès qu’il
s’agit de produits destinés à des acheteurs professionnels, il en
va tout autrement.
Si on confie aux
Chantiers de l’Atlantique la construction de paquebots de prestige,
c’est parce que le rapport qualité-prix, le savoir-faire le sens
artistique n’ont pas d’équivalent dans les pays à bas coût de main
d’œuvre.
La robotisation
permettra des gains de productivité qui rendront compétitifs les
pays à haute technologie face à ceux qui n’ont comme atout que
l’esclavage de leurs salariés, situation qui sera insoutenable pour
eux avec le temps et les exigences du personnel urbanisé et au fait
des bénéfices empochés par leurs employeurs. On le constate déjà
en Chine. Mais cela se généralisera, c’est inévitable. Et alors si
on applique une taxe écologique pour les produits ayant parcouru la
moitié de la planète avant de nous parvenir, ils ne seront guère
concurrentiels car bien souvent de qualité médiocre.
Le surcoût -faible-
des produits sera compensé par le progrès du pouvoir d’achat si on
met fin au pillage de l’économie réelle par la rente issue de la
finance spéculative.
Le chômage des
travailleurs concurrencé par les robots, devra, pour éviter des
conflits sociaux ruineux être résorbés par un partage du travail
dans le cadre d’une société équitable et solidaire.