Bonjour M. Mérivac.
Je lis bien la préoccupation sécuritaire dans votre propos ; et j’en comprends l’importance, je la partage.
Cependant, je suis plus fasciné, dans votre démonstration, par les implications politiques que ces dérives soulèvent :
La Droite peut-elle encore proposer un projet quelconque non consensuel ?
[ Prenons par exemple une idée banale et idiote :
Moi, Justinien De St Flour, candidat LR, je propose de repeindre le fronton de toutes les mairies de France en rose fuchsia, bim, et voilà ! Qu’est-ce que vous en dites, peuple de France ?
- Avec, 85 % des voix, J. De St Flour élu ; la France va prendre des couleurs !
Au moment de passer commande auprès de Castorama, pas de problème ; à celui d’embaucher des peintres, pas plus. Mais dès qu’il faut monter les échafaudages, quand le projet devient visible, concret, bim : des manifestations !
Projet avorté, tête baissée, je dois me contenter de terminer mon mandat sans faire de vague.
Prenons maintenant une situation similaire, mais avec un candidat PS :
Moi, Kévin Abdel-Aaron-Makemba, je propose de repeindre le fronton de toutes les mairies de France en Jaune Fluo, vlan, ha-ha ! Qu’est-ce que vous en dites, camarades français ?
- Avec 85 % des voix, K.Abdel-Aaron-Makemba élu ; la France va prendre des couleurs !
Au moment de passer commande auprès de Biocolors Equitables, pas de problème ; à
celui d’embaucher des peintres, pas plus. Et dès qu’il faut monter les
échafaudages, quand le projet devient visible, concret, rien de plus à signaler !
Si un élu, un citoyen ou un média se permet de lever le petit doigt, c’est l’accusation généralisée : « Vous êtes des réactionnaires ! » . ]
Ce que je crois et tente de vous démontrer, c’est que les désordres sécuritaires ne sont qu’une des conséquences du fascisme gauchiste. Et c’est un socialiste qui vous le dit, il y a bien longtemps que l’idée de progrès a laissé la place aux guerres d’égaux et aux narcissismes abscons : tous voudraient sembler se situer plus à gauche que Jésus himself, sans pour autant se résoudre à faire du « Ste Mère Thérésa ».
M.Mérivac, j’ai eu l’impression (je me trompe peut-être) que vous placiez nos difficultés à gouverner « en conséquence » d’une (désormais) incapacité à gérer les réactions populaires. Mais je crains qu’il ne s’agisse de la cause : « La V° République a-t-elle donné les bons pouvoirs à l’opposition ? » .