En effet, quand la Gauche gouverne, la Droite se contente de jouer l’opposition, bien souvent avec des contre-arguments infects au possible (bon, là, c’est le militant qui parle), mais n’amende généralement que dans l’esprit du projet présenté, et se contente de ce rôle (ou presque, n’exagérons pas non plus). Cependant, comme vous l’avez si justement décrit, elle n’existe plus que par le dévoiement des règles démocratiques asservissant ainsi l’esprit même de la V° République : Les gagnants doivent faire leurs preuves et les perdants proposer mieux pour les prochaines élections.
Mais je tiens à rappeler une petite maxime en passant : le poisson remue plus quand il ne peut plus nager, échoué sur la berge, que dans la marre. La Gauche n’a plus de grands chantiers à mettre en œuvre car l’essentiel est fait (droit, égalité, travail, enseignements, état civil ...), et il ne reste qu’à le parfaire ; mais le reste relève hélas de Bruxelles. Désormais elle se débat pour justifier son positionnement idéologique, au point de mettre en doute la capacité de la V° à permettre ces ajustements (cf Mélenchon).
Bonjour M. Mérivac. Je lis bien la préoccupation sécuritaire dans votre propos ; et j’en comprends l’importance, je la partage. Cependant, je suis plus fasciné, dans votre démonstration, par les implications politiques que ces dérives soulèvent : La Droite peut-elle encore proposer un projet quelconque non consensuel ?
[ Prenons par exemple une idée banale et idiote : Moi, Justinien De St Flour, candidat LR, je propose de repeindre le fronton de toutes les mairies de France en rose fuchsia, bim, et voilà ! Qu’est-ce que vous en dites, peuple de France ?
- Avec, 85 % des voix, J. De St Flour élu ; la France va prendre des couleurs !
Au moment de passer commande auprès de Castorama, pas de problème ; à celui d’embaucher des peintres, pas plus. Mais dès qu’il faut monter les échafaudages, quand le projet devient visible, concret, bim : des manifestations ! Projet avorté, tête baissée, je dois me contenter de terminer mon mandat sans faire de vague.
Prenons maintenant une situation similaire, mais avec un candidat PS : Moi, Kévin Abdel-Aaron-Makemba, je propose de repeindre le fronton de toutes les mairies de France en Jaune Fluo, vlan, ha-ha ! Qu’est-ce que vous en dites, camarades français ?
- Avec 85 % des voix, K.Abdel-Aaron-Makemba élu ; la France va prendre des couleurs !
Au moment de passer commande auprès de Biocolors Equitables, pas de problème ; à
celui d’embaucher des peintres, pas plus. Et dès qu’il faut monter les
échafaudages, quand le projet devient visible, concret, rien de plus à signaler ! Si un élu, un citoyen ou un média se permet de lever le petit doigt, c’est l’accusation généralisée : « Vous êtes des réactionnaires ! » . ]
Ce que je crois et tente de vous démontrer, c’est que les désordres sécuritaires ne sont qu’une des conséquences du fascisme gauchiste. Et c’est un socialiste qui vous le dit, il y a bien longtemps que l’idée de progrès a laissé la place aux guerres d’égaux et aux narcissismes abscons : tous voudraient sembler se situer plus à gauche que Jésus himself, sans pour autant se résoudre à faire du « Ste Mère Thérésa ».
M.Mérivac, j’ai eu l’impression (je me trompe peut-être) que vous placiez nos difficultés à gouverner « en conséquence » d’une (désormais) incapacité à gérer les réactions populaires. Mais je crains qu’il ne s’agisse de la cause : « La V° République a-t-elle donné les bons pouvoirs à l’opposition ? » .
Je ne les défend pas, ce qu’ils ont pris l’habitude de faire me révolte tout autant que vous !
Ici, je défend la démocratie !
Les règles doivent être les mêmes pour tout le monde !
Je ne dénonce pas l’enquête, je dénonce la « médiatisation » à outrance d’une instruction en cours, d’affaires classées il y a des années, d’informations judiciaires même pas encore caractérisées, etc... au moment même où commencent les meetings de rassemblements.
Je dénonce le sabotage des médias, pas le droit de la justice à faire son travail !
@psain Il ne s’agit pas de soutiens amoureux à deux candidats en particulier (surtout ces deux là), mais du respect des règles matricielles de la démocratie. Ce qui se passe aujourd’hui aurait très bien pu se passer il y a six mois, tous les éléments d’accusation des uns et des autres existaient déjà. Pourtant, les révélations, les instructions, la médiatisation n’arrivent qu’aujourd’hui, en pleine partie. On ne créé pas le handicap encours de partie, mais avant son commencement, après, tous les acteurs du jeu doivent respecter les règles de départ jusqu’à la fin, médias et parquet financier compris !