Macron est le candidat de l’apartheid social.
@eric
Je lis depuis longtemps de vos interventions, qui ne sont pas d’un fanatique, et avec lesquelles je peux assez souvent être d’accord. Et puis, vous argumentez, ce qui est rare, mais ce que je ne comprends pas, c’est que vous puissiez croire à des programmes électoraux et prendre au sérieux les propos des arracheurs de dents que sont les politiques, et particulièrement la madone de l’extrême droite .
J’ai dit que j’allais voter Macron et je vais le faire. Quand vous me dites que « Macron est le candidat de l’apartheid social », je ne vous démentirai évidemment pas. je ne vais pas aller chercher dans son « programme » de quoi justifier mon bulletin de vote.
Je ne songerais évidemment pas à dire que je suis « de gauche ». Depuis 81, cela n’a plus aucun sens. Je considère pourtant qu’il faut un maximum de justice sociale et je ne crois évidemment pas que cela puisse au premier chef préoccuper un Macron. L’objectif de ce brave garçon n’est évidemment pas « d’assommer les pauvres » selon la formule de Baudelaire, mais il a de tout autres priorités, et il se justifierait en expliquant que le bonheur des masses passe d’abord, forcément par la prospérité des entreprises et de leurs actionnaires, par la solidité des banques.
Je vais donc voter pour un candidat de ce que vous appelez l’apartheid social. Non pas cyniquement et par mépris du peuple, mais parce que ce qui est proposé de l’autre côté, ce n’est même pas une hiérarchisation un peu cynique des catégories sociales à satisfaire, mais tout bonnement une partie de bonneteau où les les plus démunis dont vous parlez peuvent être absolument sûrs de perdre à tous les coups.
L’objectif de la dynastie Le Pen, c’est Le Pen au pouvoir, et rien d’autre. Une revanche historique à prendre sur une humiliation -des plus méritées !-subie au lendemain de la guerre par les collabos. A cet égard, je me suis toujours demandé si en assurant dès le milieu des années 80 la promotion d’un groupuscule fascisant, l’objectif de Mitterrand n’avait pas été de faire triompher un jour l’idéologie qui l’avait l’avait décoré d’une francisque devenue très encombrante. Redonner une chance à l’idéologie de la Révolution nationale du Maréchal, en quelque sorte. Tout cela n’est évidemment pas très « socialiste », mais c’est que l’ami de Bousquet, le chef de la police de Vichy, et le maître à penser de ceux qui rigolent des « sans- dents » n’a jamais été un socialiste.