@samuel
« La vérité, c’est que la LEVIERISATION, la TITRISATION et l’AVIDITE sont les responsables du montant FARAMINEUX de la crise. »
Oui et non. En fait le lobby bancaire a agit auprès des politiques pour ne pas réguler le marché des produits dérivés, ce qui fut fait au grand dam de Brooksley Born, alors directrice de l’agence en charge.
Ensuite les économistes derrière la théorie de la régulation considèrent que le cadre réglementaire dans lequel les agents agissent est le noeud du problème, pas les agents eux-mêmes utilisant les moyens disponibles pour s’enrichir férocement...
Par ex un marché est indissociable d’un dialogue et rapport de force entre l’offre et la demande, les acheteurs et les vendeurs. Mais la libéralisation des capitaux et la financiarisation générale de l’économie ont mis une large part de l’économie mondiale dans une situation de casino.Quand le prix d’un bien/service augmente, la demande diminue. Le contraire pour un titre en bourse qui va plutôt être acheté dans la perspective de le revendre plus haut dans sa pente haussière mettant en place une authentique pyramide. Pas pour rien qu’entre 2007 et 2009, la moitié du PIB mondial (25 000 G$) est partis en fumée. Et comme le secteur (privé) bancaire s’est mis en posture d’entrainer les sociétés dans sa chute si on le laisse chuter il a trouvé un moyen imparable de privatiser les bénéfices et socialiser les pertes. La faute à L’Etat bien sûr (clin d’oeil à « Spartacus ») qui a trop régulé pour se faire plumer à tous coups... 