Est-ce un hasard alors si « la France en
marche » était le slogan du gouvernement de Pétain ?
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Oui.
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De grâce,
arrêtez ce genre de raccourci, justement cette même ficelle usée que les médias
nous refilent incessamment.
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Et laissez Pétain
tranquille, il a fait avec les deux guerres les plus meurtrières de l’histoire
humaine. Il a traversé un siècle d’idéologies qui se sont retrouvées cul par-dessus
tête : le nationalisme émancipateur de la révolution française, le
socialisme libérateur du peuple enchaîné à son travail est devenu
national-socialisme en Allemagne. Ces idéologies se sont crispées ailleurs dans
les jeunes nations inquiètes de l’Europe, avec un chef pour préserver un état
fort, y compris en Russie. Tandis que la France, la plus ancienne république démocratique
du continent continuait à se donner des chefs à la nostalgie royaliste, qu’ils
s’appellent Pétain ou de Gaulle…
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Alors, on
dira pour les petit enfants que Pétain, c’est la France qui a perdu de 39 à 45 et de Gaulle, la France qui a gagné en 45.
Mais aux puériles associations le FN c’est
Pétain, c’est facho, riposter que non, c’est Macron qui est le Pétain, le
facho, c’est barboter dans ce même bassin infantile dans lequel les médias nous
plongent.
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En 2017 il
serait plus utile et urgent de constater que pour la première fois, des médias
coercitifs ont fabriqué un candidat qui a gagné des élections. Nous sommes donc
en régime médiacratique. Ce serait plutôt ça qu’il serait urgent de démonter,
plutôt que de s’en prendre au fascisme, cet épouvantail permanent utile à tétaniser l’électeur.
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C’est sûr
que médiacratie, ça ne sonne pas comme fascisme, ça n’a pas le même répondant,
ni sa consistance historique, mais le futur est fait d’inconnu à comprendre,
pas de vestiges à fouiller.