@Massada : le lien que j’ai mis montre des conclusions opposées à celles de la Danoise.
De toute façon dans aucun das le texte n’est suffisant.
Le problème est le suivant : ce qui est appelé en islam « la fermeture de la porte de l’ijtihâd », c’est à dire de l’interprétation, après que les 4 fondateurs des écoles juridiques aient interprété le texte et l’ai codifié. Mais rien dans le Coran ni dans la tradition ne dit qu’après la fondation de ces écoles classiques qui ont chacune une aire géographique d’extension, il ne puisse plus y avoir de nouvelles interprétations, il y a toujours eu d’autre part création de jurisprudence à l’intérieur de ces écoles selon les pays et selon les temps.
Non il s’agit d’un consensus qui a bloqué la situation, mais qui n’a pas de fondement définitif, de plus dans le soufisme il a toujours été admis que les significations du Coran ne pouvaient pas être closes, mais sur la plan spirituel.
Pour l’aspect légal de l’ijtihâd cet article fait le point :
http://monde-nouveau.net/spip.php?article541
"La question de l’orthodoxie ne se pose pas seulement dans le monde
chrétien du Moyen Age. Elle s’exprime également dans le monde musulman à
travers la notion d’ijtihâd, terme au contenu complexe mais qui
signifie en gros recherche, effort de réflexion. L’islam a connu une
période florissante qui a vu un développement important de la pensée
critique, alimenté notamment par la diffusion des traductions en arabe
d’auteurs grecs. Cette période a subi un coup d’arrêt vers les XIe-XIIe
siècles, qu’on désigne par l’expression « fermeture des portes de
l’ijtihâd ». Ce processus se passe justement au moment où on peut dire
que les « portes de l’ijtihâd » s’ouvrent dans l’Occident chrétien grâce
à l’introduction de la pensée aristotélicienne, par la médiation de
penseurs musulmans tels qu’Averroès."