Parce que la « gnose », permet de court-circuiter complètement la structure de l’église.
Oui 
A partir du moment où je comprends que j’ai en moi, un fragment de dieu... je suis sauvé.
Euh.. C’est un plus complexe que ça…
Je n’ai pas besoin de l’église, de sacrements. Je n’ai pas besoin d’évêques, de prêtres, qui m’ordonnent ce que je dois faire ou non.
Oh que oui ! Et ça fait du bien.. 
Chacun est alors en mesure d’interpréter les écritures à sa façon. C’est la raison pour laquelle l’église centrale, l’église romaine, et les différentes églises locales, ont lutté avec acharnement contre le risque du gnosticisme.
Bien sûr. Surtout, pas de concurrence.. 
D’où le principe édicté par Irénée et qui s’imposera comme un crédo... « Là où est l’église, est la vérité… »
C’est tellement plus simple et rassurant.
Quelques mots sur la Gnose. Ne pas confondre celle-ci avec les gnosticismes des premiers siècles qui ne furent que des mouvements dégénérés…
Mouvements bien pratiques d’ailleurs pour la hiérarchie ecclésiastique car elle permettait d’amalgamer la vraie Gnose avec ces mouvements là.. d’où d’ailleurs le fait, qu’à chaque fois, un catho ne parlera que de ces mouvements là, afin de faire l’impasse sur une Gnose autrement plus ardue à combattre car plus philosophique.
Cette Gnose se caractérise par un seul postulat d’où tout découle : au début l’Un, ce qui entraine une dualité relative des choses (ça les cathos ne supportent pas car c’est la fin même du moralisme), une absence de libre-arbitre (là aussi fin du moralisme et donc de l’idée de dicter à son prochain sa conduite). Un bon gnostique fut Plotin.
Le fait même que la dualité soit relative implique ipso facto que le monde tel qu’il est est parfait, mais attention parfait dans sa globalité (cela implique une dimension temporelle)
Plus près de nous Spinoza fut un gnostique. Même postulat de l’Unité et de l’absence de libre-arbitre. Comme on le voit Spinoza est très loin de Valentin.. 