Le libre-arbitre
n’existe pas puisque l’arbitrage est conditionné par le cadre
sociétal dans lequel il s’exerce.
Le libre examen
existe qui consiste à rejeter le principe de l’argument d’autorité
pour définir le savoir et prône la liberté de jugement comme
principe de vie.
Si science sans
conscience est la ruine de l’âme, la conscience sans la science
n’existerait tout simplement pas.
La conscience, c’est
d’abord le fruit de la connaissance et plus cette dernière est
évoluée et plus la conscience se fixe des limites normatives ou des
transgressions à atteindre car les transgressions par nature visent
à repousser les limites à la connaissance ou au développement
social.
L’homme est certes
naturellement bon mais c’est la compétition qui lui fait
découvrir à la fois la technique et la malice.
Le dopage dans le
sport participe à l’esprit de compétition qui exacerbe les
rivalités : il ne se substitue pas au talent intrinsèque mais
permet de le sublimer face à d’autres talents intrinsèques.
De
même en politique chacun a sa part de sincérité plus ou moins
forte selon que l’on cède à la démagogie ou qu’on essaye de
s’en préserver, ce qui n’arrive jamais totalement et, selon les
époques, selon que l’on soit de nature optimiste ou décliniste,
le balancier va de l’un de ces pôles à l’autre sans jamais se
fixer définitivement.
La nature de l’homme
va de même de la résignation ( chacun cultive jalousement son
jardin ) à l’esprit de conquête qui fait que pour survivre on
abandonne sa terre pour en découvrir d’autres. Difficile de
qualifier de sages ceux qui s’arc-boutent sur leur illusoire statut de
privilégié quand les flots tumultueux sapent les fondations de leur
maison au lieu d’essayer de transformer la tempête en force de
soutien.
Difficile de ne pas voir tout l’esprit positif de conquête donc de sublimation chez ceux qui ont fait taire leurs peurs raisonnées pour se frayer
la route vers ce qu’ils considèrent comme la terre promise.