Notre bateau « monde » est en train de prendre l’eau et il n’y aura pas assez de chaloupe pour tout le monde. Notre propre existence est plus importante que celle des autres mais quand cela nous touche de près nous ne voulons pas admettre la vérité et souvent l’illusion d’un monde éternel nous empêche de comprendre que rien ne dure.
Nos scientifiques ne sont pas idiots et le scénario ici présent était évident même si nous refusons de le croire. Pendant de très longues années la croissance que nos sociétés ont connues a simplement permis à l’élite de se gaver comme des oies. Les comptes sont pleins et les affaires vont bons train mais malheureusement la croissance ne peut pas durer éternellement et alors arrive le temps ou nous sommes trop. Nous ne sommes pas encore trop mais nous ne partageons rien et c’est de là que vient le véritable déséquilibre.
Nous ne savons plus tirer mais nous ne faisons qu’évaporer alors la nature tire la sonnette d’alarme tout comme les mâtines annonçaient le levé du jour. Elle ne soufre pas mais elle est déséquilibrée alors elle tend par « nature » à retrouver son admirable équilibre.
L’inertie de cette croissance incroyable, malgré les horribles tentatives de nos zélites à l’enrayer, a encore de beaux jours devant elle avant d’amorcer une décroissance significative.
Dans cette folle aventure qui nous attend nous comprendrons tous ce que c’est que de tout perdre, nous comprendrons enfin ce qu’est l’absence de confort, le manque de nourriture et de médicament. Enfin nous comprendrons pourquoi les larmes sont salées et pourquoi tant de gens souffrent sous notre voûte étoilée.
Enfin nous comprendrons véritablement ce qu’est le partage et la communion.