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Commentaire de njama

sur Sécurité vaccinale, un leurre ? Retrait du vaccin Sanofi-Pasteur contre la dengue aux Philippines en décembre 2017


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njama njama 4 janvier 2018 11:54

@Dr Mengele

Sur cette coercition vaccinale, la France n’était pas en reste

En 1888, André Chantemesse (créant le sérum de Chantemesse) et Fernand Widal démontrent la possibilité d’un vaccin contre la typhoïde (6) qui sera développé par Sir Almroth Wright en 1896 (Pfeiffer lui en disputera l’antériorité (7)). Peu avant la Première Guerre mondiale, une loi du 28 mars 1914 impose la vaccination T.A.B. (vaccination contre la typhoïde et les paratyphoïdes A et B) ; ce vaccin avait été mis au point en 1896 par Almroth Wright en Angleterre et en 1909 par André Chantemesse et Hyacinthe Vincent en France. Alexandre Besredka proposera une vaccinothérapie.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fi%C3%A8vre_typho%C3%AFde#Vaccination

mais on a tendance à oublier que ces obligations vaccinales et la vaccination de masse trouvent surtout leurs sources dans des questions militaires, les épidémies de typhus posant un problème stratégique majeur au commandement.

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Une vaccination de masse dans des conditions expérimentales

La fièvre typhoïde, due au bacille salmonella typhi identifié en 1879 et isolé en 1884, transmise par les eaux contaminées, est au début du xxe siècle communément considérée comme le mal inévitable des troupes en campagne (Moulin, 1996). Elle est de fait la première, et la seule, épidémie critique à laquelle sont confrontés les services de santé militaires occidentaux au début de la Grande Guerre.
[...]
Face à cette situation de crise, l’armée française abandonne la voie strictement prophylactique qu’elle privilégiait traditionnellement pour entreprendre la vaccination antityphoïdique systématique des troupes, dans le sillage de l’exemple britannique (Hardy, 2000 ; Linton, 2000). De fait, une nouvelle stratégie sanitaire en faveur de la vaccination se dessinait depuis le début du siècle, à la faveur de l’émergence de la notion de porteur de germes : le porteur sain, asymptomatique, incarnant l’ennemi microbien invisible, mettait en défaut les politiques classiques de contingentement des contagieux. Le tournant vaccinal se traduit institutionnellement par la création, en 1910, par le ministère de la Guerre, du Laboratoire de vaccination antityphoïdique du Val de Grâce, à la tête duquel est placé le médecin militaire Hyacinthe Vincent missionné pour conduire des essais d’inoculation sur les troupes d’Afrique du Nord, à partir de candidats vaccins non encore stabilisés. À la suite de ces expérimentations à grande échelle menées de 1911 à 1913, la loi Labbé du 28 mars 1914 rend obligatoire dans toute l’armée française la vaccination antityphoïdique.

Source : À corps défendant : vacciner les troupes contre la typhoïde pendant la grande guerre
par Anne Rasmussen

ANNE RASMUSSEN est historienne, maître de conférences à l’université Louis Pasteur de Strasbourg, membre de l’Institut de recherches interdisciplinaires sur les sciences et la technologie (EA 3424). Ses recherches portent sur l’histoire sociale et culturelle de la médecine et de la santé, en particulier sur les relations entre sciences médicales, culture et guerre.

https://www.cairn.info/revue-corps-dilecta-2008-2-page-41.htm


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