@ Bonjour Luc-Laurent Salvador, bonjour Clément Dousset,
Ainsi, lorsque Aldous Huxley écrit en 1958 qu’« à la lumière de ce que nous avons récemment appris sur le comportement animal en général et sur le comportement humain en particulier, il est devenu évident que le contrôle par répression des attitudes non conformes est moins efficace, au bout du compte, que le contrôle par renforcement des attitudes satisfaisantes au moyen de récompenses et que, dans l’ensemble, la terreur en tant que procédé de gouvernement rend moins bien que la manipulation non violente du milieu, des pensées et des sentiments de l’individu » (p. 11), il importe de se rendre compte que, 60 ans après, l’époque où « les sujets des tyrans à venir seront enrégimentés sans douleur par un corps d’ingénieurs sociaux hautement qualifiés » (p. 40) est désormais advenue. En effet, comme le pressentait Aldous Huxley, « Si la première moitié du vingtième siècle a été l’ère des ingénieurs techniques, la seconde pourrait bien être celle des ingénieurs sociaux – et je suppose que le vingt et unième siècle sera celle des Administrateurs Mondiaux, du système scientifique des castes et du Meilleur des Mondes » (p. 40), il n’est plus contestable aujourd’hui que ce début de vingt et unième siècle est celui qu’il annonçait avec une remarquable acuité soixante ans avant son avènement.
Les recommandations de ce livre pour lutter contre cet état de fait sont donc bien d’une actualité criarde. Si tant est qu’il soit encore possible d’espérer un sursaut pour un changement de cap radical et à condition qu’il reste encore suffisamment d’êtres humains non décérébrés pour entreprendre les mutations qui s’imposent, la lutte pour préserver nos libertés passent par la connaissance des techniques de manipulation dénoncées, utilisées aujourd’hui à échelle industrielle, afin que toute volonté du peuple à se rebeller ne soit pas définitivement annihiler : « Sous la férule d’un dictateur scientifique, l’éducation produira vraiment les effets voulus et il en résultera que la plupart des hommes et des femmes en arriveront à aimer leur servitude sans jamais songer à la révolution. Il semble qu’il n’y ait aucune raison valable pour qu’une dictature parfaitement scientifique soit jamais renversée. » (p. 154)
Seul point critiquable, qui n’entache en rien
l’originalité de cet essai, la comparaison entre Le Meilleur des mondes et 1984
de George Orwell manque de profondeur et aurait nécessité des précisions quant
à la façon dont ce dernier peut compléter le premier. L’analyse des éléments de
langage propre à G. Orwell n’a en effet pas son pareil et est également d’une
consternante actualité de nos jours.«
03/02 11:46 - Doume65
@Luc-Laurent Salvador « qu’est-ce qu’ils pouvaient bien avoir en tête ? » Luc (...)
02/02 10:59 - Luc-Laurent Salvador
@JL Ah, oui, désolé. Vous l’aviez déjà dit. Mais je ne l’avais pas intégré et je (...)
02/02 08:57 - JL
@Luc-Laurent Salvador bis repetita ... pour moi, si le mot matérialisme a encore un (...)
02/02 03:16 - Luc-Laurent Salvador
@JL Pouvez-vous me la rappeler ? C’est quoi le matérialisme pour vous (...)
01/02 18:32 - JL
@Luc-Laurent Salvador ’’ le matérialisme est l’effort pour nier le (...)
01/02 14:21 - Luc-Laurent Salvador
@JL Pour moi, le matérialisme est l’effort pour nier le spirituel, pour tuer le divin et (...)
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