LES
SOUFIS
Parmi
les sociétés secrètes gardant la tradition sacrée de l’Avesta (livre sacré des anciens iraniens), nous trouvons les
Soufis, ordre célèbre et vénérable.
La
doctrine des Soufis affirme la psychologie divine, l’Unité de la Réalité,
l’omniprésence et l’immanence de l’unique (unique Divinité féminine qui est
partout où il y a des hommes, puisqu’elle est la Mère).
Cette
doctrine proclame qu’on peut atteindre sa connaissance par l’amour et la
dévotion. Elle recommande la méditation.
Mais
en attendant, les frères Soufis, comme Empédocle,
répètent des phrases prononcées par les Prêtresses qui disaient : « Je suis la Déesse elle-même ».
Eux
disent : « Je suis Dieu lui-même ».
D’après
le professeur Inayat-Khan, le mot soufi viendrait du mot arabe « saaf » qui signifie pur. Nous croyons qu’il vient plutôt du mot Soffet qui signifie sage.
Les
Soufis prêchent le renoncement aux vanités de ce monde, ils tuent en eux tous
désirs se rapportant aux passions, comme les Cathares du moyen âge. Ils allient
leur philosophie à la poésie et à la musique.
La
plupart des grands poètes arabes ou persans appartiennent à leur ordre. L’un
d’eux, Saâdi, qui fut prisonnier des Croisés,
est l’auteur du Gulistan (Jardin des
Roses). Avicenne fut affilié à
l’ordre, Averroès aussi, et je remarque
que leurs deux noms commencent par Avé,
nom divin chez les Israélites.
Ce
détail a dû être remarqué car, par réaction, on a fait de Avi-cenne - Ïbn-Sina ; de
Ave-rroès - Ibn-Roschd.
On
trouve l’origine de cet ordre dans la « Loge
Blanche » ou Agartha de l’Asie
Centrale.
Cordialement.