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Commentaire de SEPH

sur SYRIE : l'après DAECH une situation encore plus explosive ? ***


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SEPH SEPH 1er février 2018 22:32

@maQiavel

Il est vrai que l’initiative de Barzani concernant l’indépendance du Kurdistan irakien a tourné au fiasco malgré les 92% de oui. L’opportunité a été très mal choisie au moment de la victoire de l’armée irakienne avec ses alliés sur Daech. Cette armée sur sa lancée n’a fait qu’une bouchée des forces de Barzani qui occupait indûment les territoires conquis par les Kurdes. Obligeant ainsi les Kurdes a ce replier dans leur région autonome de départ.
Mais Barzani attend son heure, le moment venu ( période d’instabilité de l’État Irakien. Par exemple les prochaines élections) pour remettre le fer au feu.

Si le Kurdistan irakien obtient son indépendance, il y aura sûrement un effet boule de neige chez les autres Kurdes.

D’ailleurs on observe que les kurdes syriens ont des avis différents sur ce sujet, toutefois la notion d’indépendance semble faire son chemin. Il est vrai que la majorité actuelle penche plutôt vers une large autonomie dans le cadre d’une Syrie fédérale qui resterait à négocier avec le futur président syrien.

En Syrie la situation actuelle est la suivante : 

Le régime du président Assad tolère, lui, le contrôle kurde sur certaines parties du pays mais dit s’opposer au système fédéral décentralisé défendu par le PYD et dit que les conseils mis en place par les Kurdes sont des « structures provisoires ».

Les dirigeants du PYD préviennent, eux, que toute velléité de Damas de reprendre le contrôle de l’intégralité du territoire syrien se heurtera à la résistance des Kurdes.

"L’insistance du régime à rétablir un système centralisé autoritaire aggravera la crise dans le pays", prédit Hadiya Youssef, qui co-préside une assemblée constituante faisant partie du processus politique en cours.

"En insistant sur cette position, le régime conduirait la Syrie vers la partition", a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à Reuters par téléphone, ajoutant que les Kurdes avaient les moyens de se défendre.

Ce sont peut-être que de simples menaces. Mais les esprits ont évolué vers de plus en plus d’autonomie jusqu’à l’indépendance.

Tout ceci explique que l’autonomie du Kurdistan syrien inquiète fortement la Turquie, qui considère le PYD, et son bras armé, les YPG (Unités de protection du peuple), comme une extension du PKK (organisation considérée comme terroriste par les turques).


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