@maQiavel
Il est vrai que
l’initiative de Barzani concernant l’indépendance du Kurdistan
irakien a tourné au fiasco malgré les 92% de oui.
L’opportunité a été très mal choisie au moment de la victoire de
l’armée irakienne avec ses alliés sur Daech. Cette armée sur sa
lancée n’a fait qu’une bouchée des forces de Barzani qui occupait
indûment les territoires conquis par les Kurdes. Obligeant
ainsi les Kurdes a ce replier dans leur région autonome de
départ.
Mais Barzani attend son heure, le moment venu ( période
d’instabilité de l’État Irakien. Par exemple les prochaines
élections) pour remettre le fer au feu.
Si le Kurdistan
irakien obtient son indépendance, il y aura sûrement un effet
boule de neige chez les autres Kurdes.
D’ailleurs on observe
que les kurdes syriens ont des avis différents sur ce sujet,
toutefois la notion d’indépendance semble faire son chemin. Il est
vrai que la majorité actuelle penche plutôt vers une large
autonomie dans le cadre d’une Syrie fédérale qui resterait à
négocier avec le futur président syrien.
En Syrie la
situation actuelle est la suivante :
Le régime du président Assad tolère, lui, le contrôle kurde
sur certaines parties du pays mais dit s’opposer au système fédéral
décentralisé défendu par le PYD et dit que les conseils mis en
place par les Kurdes sont des « structures provisoires ».
Les dirigeants du PYD préviennent, eux, que toute velléité
de Damas de reprendre le contrôle de l’intégralité du territoire
syrien se heurtera à la résistance des Kurdes.
"L’insistance du régime à rétablir un système
centralisé autoritaire aggravera la crise dans le pays",
prédit Hadiya Youssef, qui co-préside une assemblée constituante
faisant partie du processus politique en cours.
"En insistant sur cette position, le régime conduirait
la Syrie vers la partition", a-t-elle déclaré dans un
entretien accordé à Reuters par téléphone, ajoutant que les
Kurdes avaient les moyens de se défendre.
Ce sont peut-être que de simples menaces. Mais les esprits ont
évolué vers de plus en plus d’autonomie jusqu’à l’indépendance.
Tout ceci explique que l’autonomie du Kurdistan
syrien inquiète fortement la Turquie, qui considère le PYD, et son
bras armé, les YPG (Unités de protection du peuple), comme une
extension du PKK (organisation considérée comme terroriste par les
turques).