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Commentaire de Decouz

sur René Girard : « Freud et le complexe d'Oedipe »


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Decouz 20 février 2018 13:57

Lecteur de Guénon, j’ai été définitivement préservé d’accorder tout crédit à la psychanalyse.

Critiques dont je me souviens : 
- ce n’est pas une science (ni une science exacte, ni une science traditionnelle au sens défini par Guénon).
-C’est une parodie « satanique » du processus initiatique, car si dans l’initiation il y a bien une « descente aux enfers », il y a ensuite une remontée vers des états supérieurs.
-Freud dit s’être psychanalysé lui-même, et aurait interdit à ses disciples de le faire. D’où lui vient ce pouvoir ? Soit (selon Guénon) ,c’est une initiation diabolique mettant en jeu les puissances inférieures de la psyché, et en tant que parodie de l’initiation, elle doit remonter remonter au (faux) prophète fondateur, Freud en personne.
Et si ce n’est pas une initiation délivrée par des « pouvoirs » ténébreux, mais une investigation théorique et pratique du psychisme, tout un chacun doit être à même de faire sa propre thérapie, du moins toute personne qui se sent à égalité de Freud en la matière.
.
Depuis bien du temps a passé et les critiques sont venues des milieux spécialisés eux-mêmes :
-critique de la théorie, critiques de l’efficacité thérapeutique, encombrement de la pensée particulièrement en France où la psychanalyse était à un moment une clé d’interprétation obligée, avec tout l’appareil sémantique et théorique pour expliquer tout et n’importe quoi. 
D’autres méthodes et d’autres approches ont bien été diffusées, mais quand un regard rapide sur es rayons des bibliothèques montre encore tout l’espace occupé.

Pour Girard, il semble que sa théorie vise en autres à montrer que le christianisme a une supériorité sur les autres religions, parce qu’il mettrait fin définitivement à la violence des hommes.
Je pense pour ma part que le christianisme n’envisage pas, à l’origine, le problème de la violence, sauf d’une manière intérieure, (en tant que que la vérité divine s’oppose aux désirs de l’âme individuelle), le christianisme primitif (du vivant de Jésus ) se tient à l’écart du politique, qui est le lieu de la violence et de la contrainte extérieures.
Dès que le christianisme a été parti prenante du monde du pouvoir, il n’a pu que légiférer sur la violence, non l’éliminer.

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