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Commentaire de velosolex

sur Justice pénale : quand les avocats trahissent leur serment


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velosolex velosolex 21 février 2018 23:08

Bonsoir. 

A 15 ans, je me souviens d’un bouquin qui m’avait marqué ; « La brute » était un récit humain, haletant, surtout lu à cet âge où l’on a un grand sens idealisé de la justice ; Pour ce seul livre, je me ferais avocat de « Guy des cars » auteur vendu naguère mais méprisé, au rebut. ..Personnellement j’ai tendance à croire que la défense efficace d’une cause dépend de l’empathie, et de la compréhension des faits ayant rendu le crime possible.
Ce qui met en porte à faut, car semblant exclure de fait les monstres, ceux contre lesquels buttent toutes explications...... Mais je dois avoir mal grandi m’être cramponné à mon enfance. Les avocats bien sûr ont lu plus souvent « le Prince » que les autres.
 Comment peut on défendre Barbie, ou Dutroux ?....La seule chose que je pourrais dire, si l’on me donnait ce genre d’affaire, je crois, c’est de tenter de relier le crime à un climat. Les crimes de Barbie au troisième reich, ceux de Dutroux à un certain climat d’hédonisme et de pornographie, avec levée des tabous..
.C’est mon sens d’une défense digne : Expliquer le crime en rapport avec le passé du criminel, l’histoire et l’époque des faits. 
Et en ce sens, la justice devrait être normalement plus clémente ’ mais je n’aime pas ce mot, mieux vaut dire « adaptée », entre un type ayant souffert d’exclusion et d’injustice dés le plus jeune age, qu’envers ceux à qui l’on semble avoir tout donné....
Le mot « semble » fait tache lui aussi, je l’avoue.... 
C’est une grande affaire de défendre un homme, qui vous amenait aux fondamentaux, qu’on sa tête était encore dans la balance. C’’était alors comme un des ces jeux du cirque, avec l’empereur à la fin du spectacle mettant soit le pouce en haut, ou en bas....
J’ai lu dernièrement dans le mag littéraire, un article sur la mère des Merah, qui m’a glacé le sang, et offert bien des explications sur les crimes en rapport de filiation...J’ai vu aussi en psychiatrie tant de « monstres » qui n’étaient souvent que des cabossés de la vie, s’étant bricolé une personnalité sur des sables mouvant, que je sais intuitivement que la vérité d’un prétoire n’est qu’une toute petite partie de la vérité, et de la réalité de l’accusé. 
Cela, l’avocat ne le voit pas toujours, ou ne peut pas le voir. La justice rendu ne peut être qu’approximative, mais tant qu’elle existera dans ses principes, elle donnera a travers son décorum, et ses protagonistes, la vision de certains principes fonctionnant avec des lois, un code, autant de repères que certains n’ont jamais envisagé avant de se retrouver dans cette grande messe plus ou moins républicaine.



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