@Gollum
Quand Don Quichotte voit des ennemis ou des occasions d’accomplir des gestes chevaleresques, il les voit avec les yeux d’Amadis de Gaule dont il a lu les livres de chevalerie. Il s’est forgé une représentation du désirable à partir de ce que cet auteur lui désignait. Pour le désir amoureux c’est pareil. La culture nous désigne le désirable, nous intériorisons (nous imitons quoi !) et le reconnaissons ici ou là dans telle ou telle personne plus ou moins conforme à l’image que nous avons intériorisée (mimétiquement). C’est complètement mimétique même si moins apparent que lorsque c’est un modèle « a » (cf. mes réponses sur l’autre fil), cad, un être en chair et en os que nous prenons comme modèle et qui devient ipso facto notre rival.
C’est la même chose que pour votre critique freudienne. Vous avez reproduit la stratégie argumentative des anti-freudiens que vous avez lus et maintenant, en généralisant à Girard ce mode argumentatif, vous restez dans l’imitation en dépit du fait que c’est devenu pour vous une habitude (cad un apprentissage (mimétique) que vous avez « imprimé » (mimétique) en vous par la reproduction (mimétique)).
Si vous aviez (mimétiquement) construit un schèma de pensée girardien, vous n’auriez aucune difficulté à « voir » ce que je vous suggère de voir chez Pommier. Notez bien que je ne tombe pas là dans le travers de l’interprétation irréfutable dont les anti-freudiens font leur choux-gras et vous à leur suite (mimétiquement donc
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