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Commentaire de SEPH

sur Trump déchire l'accord sur le nucléaire iranien : Le Proche Orient va s'embraser ?


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SEPH SEPH 10 mai 2018 23:05

@Cateaufoncel2
Vous êtes odieux, car d’une mauvaise foi évidente.
Voici la situation à GAZA :

1 – Le maintien du blocus, non sans graves conséquences au quotidien

 

Notons le maintien du blocus israélien imposé de façon illégale par les forces de l’occupation et la fermeture permanente des passages qui relient la bande de Gaza à l’extérieur.

Actuellement, chaque jour, 300 à 340 camions entrent à Gaza via le seul passage commercial ouvert cinq jours par semaine, ce passage se situant au sud de la bande de Gaza. Mais la moitié de ces camions sont pour les organisations internationales et leurs projets de reconstruction d’écoles et de stations d’eau. Parmi ces camions, quatre ou cinq seulement contiennent des matériaux de construction dont le ciment. Ce passage se ferme sous n’importe quel prétexte, par décision israélienne, sans prendre en considération les besoins énormes de la population civile, en augmentation permanente.

Gaza n’a droit qu’à 110 produits au lieu des 970 permis avant le blocus. Sans oublier la liste de 90 produits toujours interdits d’entrer par ordre militaire israélien. Selon les estimations des organisations internationales, la bande de Gaza a besoin de plus de 1 300 camions par jour pour répondre aux besoins énormes de la population.

Cette fermeture a empêché la libre circulation des importations et des exportations des biens et produits de Gaza, en particulier les matières premières et les produits semi-finis.

Le gouvernement israélien refuse l’ouverture des passages de façon régulière et maintient son blocus sur Gaza. Les organisations internationales n’arrivent pas à faire pression sur ce gouvernement, et les Palestiniens de Gaza sont dans l’attente.

 

 


 

2 – La poursuite des attaques d’Israël sur Gaza

 

Des incursions et bombardements se poursuivent malgré une trêve respectée par les factions de Gaza, mais jamais par l’armée d’occupation israélienne. On compte plus de 200 violations israéliennes en 2017 : 90 bombardements, 77 incursions dans différentes zones frontalières au sud, au centre et au nord de la bande de Gaza, 120 attaques contre les pêcheurs et leurs bateaux. Au total, 73 palestiniens ont trouvé la mort à Gaza suite aux attaques israéliennes.
 

 

 

 
3 – La dégradation de la situation économique

 

Le taux de chômage dépasse les 67 % de la population civile, mais le phénomène le plus dangereux est la hausse du chômage chez les jeunes de moins de 30 ans, qui atteint 75 % en 2017. Plus de 50 000 personnes se sont ajoutées au chômage. Par ailleurs, 72 % de la population de Gaza vit en dessous de seuil de pauvreté

Le nombre de personnes qui dépendent des organisations humanitaires a aussi augmenté : 80 % des Palestiniens de Gaza vivent sur des aides alimentaires. Selon les sources du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), plus d’un million de personnes dans la bande de Gaza ont bénéficié en 2017 du programme d’aide alimentaire gérée par le bureau. Ce programme a élargi ses services pour cibler les citoyens et non seulement les réfugiés.

L’économie de Gaza souffre d’une crise très grave dûe aux agressions israéliennes et au blocus. Cette situation empêche tout développement d’une économie en faillite qui ne trouve pas les ressources nécessaires pour sortir d’une crise qui touche tous les secteurs. Pour beaucoup d’économistes, l’année 2017 est considérée comme la plus catastrophique pour l’économie palestinienne depuis 20 ans.

 
 
4 – La fermeture trop fréquente des points de passage

 

La longue fermeture des passages reliant la bande Gaza à l’extérieur, en particulier le passage de Rafah au sud et le passage d’Iretz au nord, a rendu le déplacement des Palestiniens de Gaza très faible. Le passage de Rafah a ouvert ses portes seulement 40 jours en 2017, tandis que le passage d’Iretz contrôlé par l’armée israélienne n’est pas autorisé qu’à 5 % de la population gazaouie, surtout des malades, des hommes d’affaires et à quelques cas humanitaires.
 

 

5 -Une centrale électrique qui tourne au ralenti

 

Aucune solution n’est proposée pour les problèmes de la bande de Gaza, soit des deux gouvernements palestiniens, soit des organisations internationales ou des pays voisins. Les problèmes d’eau, d’électricité, d’infrastructure, de chômage, de pauvreté, de précarité et reconstruction sont toujours présents.

La seule centrale électrique, bombardée lors de la dernière agression, fonctionne à seulement 30 % de sa capacité et chaque foyer à Gaza a le droit entre quatre et six heures de courant électrique par jour.

 

 

6 – L’accès difficile à l’eau

 

Les dommages causés aux canalisations d’eau et d’assainissement ont été immenses. En décembre 2017, plus de la moitié des Gazaouis n’avait plus aucun accès à l’eau.
 

 

7 – Une vie quasi paralysée pour les Gazaouis

 

Aucun changement en vue. Rien ne change, rien ne bouge, la vie est presque paralysée pour cette population civile. Et ça dure depuis longtemps, sans aucune réaction nationale, régionale ou internationale. Les citoyens de Gaza vivent le jour au jour, essayent de s’adapter, de tenir bon, mais surtout d’y exister.

L’aspect le plus grave de toute cette situation difficile des habitants de la bande de Gaza et qui marque l’esprit de la majorité des habitants, c’est l’absence de perspectives pour ces gens qui ne voient aucun changement, qui constatent que les choses n’avancent pas, ne bougent pas, et ce à tous les niveaux : réconciliation, fin de division, amélioration de leurs conditions de vie, ouverture, fin d’occupation ; horrible sentiment qui va influencer l’avenir de plusieurs générations, surtout celle des jeunes qui commencent à perdre espoir en un avenir immédiat meilleur.

Des questions se posent au début de cette nouvelle année.

Jusqu’à quand ce blocus israélien inhumain contre la population civile de la bande de Gaza ?

Jusqu’à quand la souffrance des Palestiniens de Gaza ?

Jusqu’à quand cette impunité d’Israël ?

Jusqu’à quand le silence international officiel ?

Et jusqu’à quand cette injustice ?


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