Bonjour Emile Mourey, Plongée dans le mêmes recherches que les vôtre depuis ce rêves qui m’avait « boule » versée en 2003 et juste après la mort de mon père. Je suis comme vous à faire des recherches qui alimetnet mon roman commencé par mon rêve/ PROLOGUE
Le batelier du Rupel*
Trois septembre 2003, Olga a rendez-vous avec la vie. Ses pas la transportent vers le canal de Bruxelles à proximité du port, au croisement des grands axes.
Dans l’angle aigu d’une grue flottante, le soleil s’extrait voluptueusement de la brume matinale excitant à son passage les odeurs citadines et « industrières ».
Le jour s’amarre lentement aux cordages des rares bateaux.
L’eau glauque du canal se vêt d’étincelles miroitantes. L’heure de son rendez-vous avec un libraire qui lui avait promis un livre lui laisse encore un quart d’heure de répit.
Un vagabond est allongé contre un muret, il semble suivre le passage des rares promeneurs empressés d’accomplir le rituel de leur journée.
Ses yeux d’un bleu profond émergent d’une forêt de barbe aux reflets de sable gris blanc et doré. Olga s’attarde un moment près du vieil homme, fascinée par l’intensité de son regard. Celui-ci semble contenir toute l’histoire du monde .
Au pied du vagabond, une valise en cuir arbore de nombreuses vignettes ramenées de lointains pays. Une huppe empaillée règne fièrement sur le bagage, bien décidée à en protéger le contenu.
Ni l’indigent, ni l’oiseau dont les plumes se soulèvent dans le vent de fraîcheur matinal ne semblent s’effaroucher de sa présence. Une connivence s’installe entre eux dans un pacte silencieux.
L’homme se met à divaguer. Seuls quelques mots s’échappent de son marmonnement et lui parviennent clairement : BURGONDE et BURGRAVE.
*le 4 juin 1477, Marie de Bourgogne, Reine de hongrie accorde un octroi autorisant le creusement d’un nouveau canal de Bruxelles au Rupel.
L’oiseau observe la jeune femme du coin de son oeil de verre qui semble cligner ingénieusement. Comme dans un flash, le rêve qu’Olga a fait cette nuit resurgit de sa mémoire. Elle prend l’inouïe décision de le raconter au vagabond qui certainement n’y comprendra pas grand-chose.